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Face au Mur (Frédéric Schulz-Ricahrd)Face au Mur (Frédéric Schulz-Richard, Isabelle Mouchard)Face au Mur (Thierry Raynaud, Pierre Laneyrie, Frédéric Schulz-Richard, Manuel Vallade)Face au Mur (Pierre Laneyrie)Face au Mur (Thierry Raynaud, Isabelle Mouchard, Manuel Vallade)Face au Mur (Thierry Raynaud, Manuel Vallade, Isabelle Mouchard)Face au Mur (Pierre Laneyrie)Face au Mur (Thierry Raynaud, Pierre Laneyrie, Manuel Vallade, Isabelle Mouchard)Face au Mur (Thierry Raynaud, Pierre Laneyrie, Manuel Vallade)Face au Mur (Manuel Vallade)Face au Mur (Frédéric Schulz-Richard, Thierry Raynaud, Manuel Vallade, Isabelle Mouchard, Pierre Laneyrie)Face au Mur (Frédéric Schulz-Richard, Pierre Laneyrie, Manuel Vallade)Face au Mur (Manuel Vallade)Face au Mur (Frédéric Schulz-Richard, Thierry Raynaud, Isabelle Mouchard, Manuel Vallade)Face au MurFace au Mur (Isabelle Mouchard)

Face au Mur

Martin Crimp
crée le 28 février 2006

(trilogie composée des pièces Whole blue Sky, Face to the Wall et Fewer Emergencies en francais, Ciel bleu ciel, Face au mur et Tout va mieux)

Cela part de rien. Il y a des êtres. Ils sont simplement là.
Attendent-ils ou bien savent-ils quelque chose ?
Quelque chose qu'ils vont nous révéler, nous apprendre, parce qu'ils sont là, devant nous, sans être des personnages. Il faut quatre acteurs nous dit l'auteur, 1 2 3 4. Ils viennent face à nous avec des mots simples mais très vite saisissants.
Un reflet du monde nous parvient. Ce qu'ils disent, ce qu'ils décrivent, est comme là sous nos yeux, une mémoire vivante de ce qui nous entoure dans les sociétés occidentales. Le calme semble-t-il...
Et puis, tout à côté, ou peut-être même chez nous, tout vacille. L'effroyable est au milieu du calme, du banal, arrive et nous frappe ou frappe des innocents, nos proches.
Il nous vient alors des images, on se souvient des actes commis dans des lieux publics, une mairie, une classe d'école comme dans Face au mur où l'effroi et la violence entrent dans cette banale salle d'école et sèment la terreur.
C'est chez nous, dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos maisons, que la terreur peut entrer à tout moment.

«À l'abri de rien» pourrait être le sous-titre de ces trois pièces courtes. Sortant du théâtre, on nous apprend que pendant que nous étions bien assis confortablement sur nos fauteuils, à deux pas, des êtres sont blessés, peut-être morts.

Ces trois textes avec légèreté, humour et violence au sang froid nous rappellent que le confort, où le plus grand nombre d'entre nous se repose, nous fait oublier toute une partie du monde.
À tout moment, la violence peut surgir face à nous, exprimant par n'importe quel moyen son désir de vivre. Exprimant peut-être par l'horreur, l'espoir d'une identité retrouvée.

Si ces actes ne sont pas justifiables, rien ne justifie non plus que nos sociétés modernes ne recherchent pas par de nouveaux chemins une plus grande humanité entre les êtres.

Hubert COLAS

PRESSE


« Hubert Colas a une prédilection pour les auteurs contemporains que fascine le désastre. Après avoir mis en scène Christine Angot et Sarah Kane, il a porté son choix sur Martin Crimp, nouveau fleuron de la scène britannique venu prendre la relève de Pinter ou même d’Edward Bond.(…) Hubert Colas a toujours dépeint des individus en proie à une violence irrépressible. Sa singularité est d’avoir le chic pour styliser la sauvagerie intime et sociale qui s’est répandue dans un monde occidental aux pulsions à vif. Les trois courts textes qu’il a montés ici apparaissent tous d’une même féroce actualité. »
Joshka Schidlow, Télérama

« Chirurgien de la dérision, Crimp ouvre les plaies et procède à d’étranges greffes. (…) Au dernier Festival d’Avignon, Colas avait présenté une lecture des trois pièces. Il trouve aujourd’hui un parfait équivalent scénique à l’effrayante fluidité de la langue de Crimp. Sa mer de ballons est en fait une coulée de lave. »
René Solis, Libération

« La force de la mise en scène de Colas est de positionner la trilogie de Crimp dans cette sorte d’immobilité apparente alors que se trament des processus d’une violence inouïe. »
Tadorne, le blog du spectacle vivant

Mise en scène et scénographie : Hubert COLAS
Avec : Pierre LANEYRIE, Isabelle MOUCHARD, Thierry RAYNAUD, Frédéric SCHULZ-RICHARD, Manuel VALLADE
Lumières : ENCAUSTIC - Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Vidéo : Patrick LAFFONT
Univers sonore : Zidane Boussouf
Assistante à la mise en scène : Sophie NARDONE
Réalisation Décors : Arié Van EGMOND

Production : Diphtong Cie, Théâtre du Gymnase, Festival d'Avignon, Festival PERSPECTIVES de Sarrebruck (Allemagne)
Avec le soutien de montévidéo

Traduit de l'anglais par Elisabeth ANGEL-PEREZ.
L'Arche Editeur est Agent théâtral.

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