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Kolik
création

Rainald Goetz
crée le 16 mars 2011

Kolik constitue le troisième volet de la trilogie Guerre:
Après un premier volet consacré à la guerre dans la société contemporaine, un deuxième volet évoquant le conflit dans la sphère familiale, Kolik met en scène l’individu face à lui-même au moment de sa mort, il boit et en même temps qu’il incorpore le liquide (bière ? eau ?) il vide sa tête de tout ce qui l’encombre en une logorrhée ininterrompue. En dix-sept chapitres comme autant de thèmes qui l’obsèdent (la science, la musique, etc.), le narrateur parle, parle, parle, jusqu’à évoquer enfin la mort...

La pièce interroge la démocratie à partir des situations limites auxquelles elle se trouve confrontée. Le spectateur assiste impuissant à la naissance des notions d’« état d’urgence », de « régime de terreur », de « totalitarisme » et à leurs insidieuses justifications. Par la radicalité « politico-subjective » de ses textes, Rainald Goetz semble réellement rendre audibles les effets de l’Histoire sur la structure mentale des individus. Il nous dévoile aussi chez certains, si minimes soient-ils, les éléments d’une résistance et d’une régénération possible.

« Qu’est-ce que l’on attend de l’homme.
De cet autre soi qui nous encombre du dedans.
Qu’est-ce qui nous pousse dans le cerveau
Qui crée la faillite de la pensée
Qu’est-ce que c’est que cette société
Qui de crise en crise produit de petites révolutions étouffées
Qu’est-ce qui m’attache à toi
Qui m’enlève à moi-même
(…)
Kolik c’est ce besoin insatiable
Mais combien enseveli au fin fond de l’être
Qui nous intime l’ordre d’apparaître à nous même
Enfin et pour l’éternité
Au-delà de toute apparence et de toute contrainte sociale
(…)
Kolik c’est la lutte de l’esprit contre les poisons qui hantent notre chair face aux désirs
C’est la réalisation possible, fulgurante d’un texte qui appelle à la confession sans religion
(…)
C’est se forger de la force des mots pour être saisis par la musique
Une musique abstraite qui nous dresse d’un coup à tout saisir
La capacité enfin retrouvée d’acception de son ignorance comme le fondement de notre compréhension face à ce qui nous entoure.»

Hubert Colas

“Kolik.
Chambre.
Cri strident. Eclair d’éclair de lumière. Chaise de bureau. Corps masculin en état de décomposition. Odeur de mort. Obscurité. Prestissimo volando. 17 secondes. Chant.
Le temps est compté. littéralement, mot pour mot, je me suis étudié. Et j’ai tout rayé. Sauf moi.”

Rainald Goetz

Mise en scène : Hubert Colas

Avec Thierry Raynaud
Lumières :Hubert Colas
Vidéo :Patrick Laffont
Son: Frédéric Viénot

Traduit de l’allemand par Olivier Cadiot et Christine Seghezzi.

Une production Diphtong Cie en coproduction avec le Théâtre Garonne, la Comédie de Reims et le Théâtre des Salins -scène nationale à Martigues et avec le soutien d'actOral, festival international des arts et des écritures contemporaines.
Kolik
a donné lieu à une "mise en lecture" lors d'actOral.8 à Marseillle, à Paris et à Nantes à l'automne 2009.
L’Arche Éditeur est agent théâtral de Rainald Goetz en France.

La création de Kolik est prévue en mars 2011.

calendrier

  • le 16 et 17 mars 2011, Centre Pompidou Metz
  • le 08 avril 2011, Théâtre des Salins, Scène nationale à Martigues