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Saison 2017-2018

Calendrier

30 septembre - 1er octobre 2017
Désordre à Montévidéo, Marseille (mise en espace dans le cadre du Festival Actoral.17)

16 - 17 février 2018
Kolik au Bois de l’Aune à Aix-en-Provence

Désordre

Désordre

Texte et mise en espace : Hubert Colas

Avec : Claire Delaporte, Isabelle Mouchard, Mathieu Poulain / Oh ! Tiger Mountain, Manuel Vallade...

Production : Diphtong Cie

Qu’est-ce qui m’amène à penser ? À parler ? (D’) une sorte d’anomalie de l’existence ? Le désordre est ce qui vient, mais de quel désordre voudrais-je parler ? De la solitude. Oui mais de quelle solitude ? Plus que la solitude : le silence. Oui.
L’impossible qui ne se dit pas puisqu’il est impossible.
Qui reste collé à ma peau ? Je regarde, je suis seul. Je ne suis pas vraiment seul, je le suis totalement. Et je ris comme un lapin qu’on étrangle...

Hubert Colas

Désordre est le premier essai d’un texte d’Hubert Colas en cours d’écriture, dont une partie a été publiée dans la Revue Numéro 2, Automne-Hiver 2016.

Photo : © Hubert Colas

Une Mouette et autres cas d’espèces

Créé en 2016

Une Mouette et autres cas d’espèces

Créé en 2016

Libre réécriture de La Mouette d’Anton Tchekhov
par
Édith Azam, Liliane Giraudon, Angélica Liddell, Nathalie Quintane, Jacob Wren, Annie Zadek et Jérôme Game

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Céline Bouchard-Cadaugade, Heidi-Eva Clavier, Jonathan Drillet, Valère Habermann, Florian Pautasso, Vilma Pitrinaite, Thierry Raynaud, Yuval Rozman, Cyril Texier, Laure Wolf

Assistanat à la mise en scène : Sophie Nardone
Vidéo : Pierre Nouvel
Lumières : Hubert Colas et Fabien Sanchez
Son : Frédéric Viénot
Costumes : Frédéric Cambier en collaboration avec Alexandre Chagnon
Regard dramaturgique : Sarah Cillaire
Traduction du texte d’Angélica Liddell : Christilla Vasserot
Traduction du texte de Jacob Wren : Christophe Bernard
Travail autour du clown : Alain Gautré
Préparation vocale : Sophie Hervé
Chef de chant : Thomas Tacquet
Construction du décor : Nanterre-Amandiers CDN
Remerciements à SPRUNG Frères pour les fourrures

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre Gymnase-Bernardines (Marseille), Nanterre-Amandiers - Centre Dramatique National, Bonlieu Scène nationale Annecy, Pôle Arts de la Scène - Friche la Belle de Mai (Marseille), Théâtre Paul Eluard de Choisy-le-Roi - Scène conventionnée pour la diversité linguistique, Théâtre Anne de Bretagne (Vannes), Théâtre d’Arles, Scène conventionnée pour les nouvelles écritures
Avec le soutien du FIJAD, Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, D.R.A.C. et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de montévidéo, créations contemporaines, de la SPEDIDAM et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône - Centre départemental de créations en résidence
Pour ce projet, Hubert Colas et Diphtong Cie ont été accueillis en résidence à la Fondation Camargo, à Bonlieu Scène nationale Annecy et à Nanterre-Amandiers - Centre Dramatique National.
Remerciements : Humain trop humain - CDN Montpellier

> Créé du 26 au 30 avril 2016 au Théâtre du Gymnase, Marseille


Durée : 2h20 (sans entracte)

Pour cette nouvelle création, Hubert Colas a proposé à six auteurs contemporains de s’approprier les personnages et situations imaginées par Tchekhov pour parler, à leur tour, du monde, de l’art, de la littérature et de l’amour. Tréplev, Trigorine, Arkadina, Nina : ils sont tous là, sans compter quelques figures du répertoire, qui hantent la scène et nous entraînent dans une troublante radioscopie. Le résultat est une pièce multiple, qui ne se laisse enfermer dans aucune forme, tantôt comique, tantôt tragique, maniant le mélodrame et la mise en abyme, flirtant parfois avec le manifeste. Une pluralité de langages pour mieux traduire nos rêves, nos peurs et nos confusions.
Laurence Pérez

TOURNEE SAISON 2016-2017
- 30 novembre - 1er décembre 2016 à Bonlieu scène nationale Annecy
- 12-22 janvier 2017 à Nanterre-Amandiers
- 26 janvier 2017 au Théâtre Cinéma Paul Eluard, Choisy-le-Roi

TOURNEE SAISON 2017-2018
En cours d’élaboration

Photo : Hervé Bellamy

Gone Fishing

Gone Fishing

By Thomas Mailaender
Stage direction : Hubert Colas
With : Vincent Thomasset

Production : Diphtong Cie
Gone Fishing was published by RVB Books.


Gone Fishing tells, as a collection of fictional letters, the story of a young man who prefers the holiday between « friends » to his new responsibilities as a father. Over the letters read here by Vincent Thomasset, Thomas Mailaender paints a disturbing picture of a Ulysses teenager more inspired by beer, fishing and table tennis than by the joys of fatherhood.

Gone Fishing was first staged on March 13th 2016 in Pôle Culturel d’Alfortville as part of « Carte blanche à la Revue IF »

Next, Gone Fishing has been presented...
> March 26th 2016 in Théâtre de Vanves, as part of festival Artdanthé

Photo : © Thomas Mailaender

TEXTE M

CRÉÉ EN 2015

TEXTE M

CRÉÉ EN 2015

Texte, mise en scène, scénographie et interprétation : Hubert Colas

en collaboration artistique avec :
Assistanat à la mise en scène : Sophie Nardone
Vidéo : Pierre Nouvel
Lumières : Fabien Sanchez
Son : Frédéric Viénot
Costumes : Fred Cambier, assisté d’Edgar Fichet
Travail du mouvement : Odile Cazes-Laurent
Régie plateau : Olivier Achez

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien de : montévidéo, créations contemporaines (Marseille)
Texte M est publié aux Editions Actes Sud-Papiers (2004)

> Texte M. a été présenté au Théâtre Sorano (Toulouse) avec le théâtre Garonne, les 19 et 20 mars 2015 (première étape de création) et à l’Usine C, les 1er et 2 novembre 2016 (seconde étape de création)

À l’origine Texte M. est une réponse à la commande proposée par l’Artchipel - Scène Nationale de Guadeloupe et Moïse Touré de la Cie Les Inachevés sur le thème « Contre quoi se rebeller aujourd’hui ? », à l’occasion du bicentenaire de la révolte des Guadeloupéens opposés au retour de l’esclavage.

Texte M., c’est l’histoire d’un homme face à sa liberté retrouvée. Ancien esclave, il affronte la solitude du monde moderne. Hanté par le souvenir de son asservissement, il erre au fond d’un trou en proie aux exigences de sa nouvelle condition d’homme libre. Il tente de découvrir ce « monde meilleur », conjuguant ce nouveau savoir-vivre avec ironie, dérision et hallucination.
Texte M., c’est cet homme en perte d’équilibre avec le nouveau monde qui l’entoure. Il ne sait pas comment l’entreprendre, il voit les humains comme des animaux prêts à tout. Il ne saisit plus ce qu’il entend, ne connaît pas de chemin tranquille - chaque nouveau signe devient le lieu d’une conquête pour sa liberté.
Texte M., c’est ce monologue vertigineux d’un être coincé dans un trou. Un être pensant, un être rêvant, un être rebelle. Un monologue souterrain. Une langue qui nous permet de pénétrer à l’intérieur d’un esprit et de toucher au point de séparation irrémédiable entre « je » et les autres. L’ironie et l’humour deviennent peu à peu les mots clefs de sa liberté.

TEXTE M. : DEBOUT !

Dans ce monologue impétueux, un homme rêveur et rebelle tente de faire le point entre un passé terrible et un avenir improbable. Hubert Colas, qui a publié ce texte il y a dix ans, le met en scène et l’interprète aujourd’hui.

Cela faisait plus de 10 ans que vous n’aviez pas joué...
Oui, c’est un besoin et une envie de me mettre à la place de l’acteur, de la redécouvrir aujourd’hui avec ma propre écriture. C’est comme boucler quelque chose, peut-être pour repartir ensuite vers d’autres aventures, en comprenant mieux la place de l’acteur et comment l’aider à aller plus loin.

Texte M. est-il plutôt optimiste - il évoque l’idée de « nouveau départ » - ou plutôt
pessimiste, à cause de ce que cet homme a vécu ?

Je pense que c’est un texte présent qui porte vers une réflexion positive. J’ai envie de dire qu’il a la tonalité d’une satire de notre société. Dans le texte, à un moment, le personnage dit « ne bougeons pas, ne bougeons pas puisque personne ne bouge » : c’est une critique de notre société très individualiste. On le voit au niveau de l’individu, mais ce protectionnisme est vrai quelle que soit l’échelle.

C’est un texte politique ?
J’ai l’impression, en le travaillant en ce moment, qu’il a une résonance politique, mais
humaniste, pas partisane. Si on se révolte à un moment donné, c’est contre soi-même d’abord, de façon à ce que notre engagement personnel se mette à exister et contamine les gens qui sont autour de nous. La rébellion passe par soi pour ne pas s’endormir !

Propos recueillis par Valérie Lassus, Clutch #28, mars 2015

« (…) Un trou. La mise en scène est organisée comme si cet homme se trouvait à l’intérieur d’un trou. Que représente-t-il ? Chacun peut y voir ce qu’il entend : asservissement, espace personnel et possessivité, métaphore des problèmes et difficultés... Il y a beaucoup de choses dans ce trou. Et dans celui du voisin ? Puisque chacun semble avoir le sien, pourquoi ne pas regarder dans ceux des autres ? D’ailleurs, n’empiètent-ils pas sur le mien ?
(…) L’Autre est tantôt regard, envie, désir, tantôt ami ou ennemi, voisin embêtant, menaçant, rival. C’est dans cette confrontation avec l’altérité qu’apparaît le sujet principal : le moi, incarné par le personnage sur scène. Le voici parmi la foule, dans la société, contre la société, tentant de s’en échapper. On le voit protégeant ses biens, ce qui lui appartient. Partager ? Non ! Un deuxième ? Non ! Seul ! Il est seul, veut être seul. S’il se sent menacé, s’il a le moindre doute, il peut tuer... »

Sandra Ferrara, Le clou dans la planche (Toulouse)

Credit photo : Hervé Bellamy

NECESSAIRE ET URGENT

CRÉÉ EN 2014

NECESSAIRE ET URGENT

CRÉÉ EN 2014

D’Annie Zadek
Mise en scène et scénographie : Hubert Colas

Avec : Bénédicte Le Lamer, Thierry Raynaud
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone et Yuval Rozman
Lumières : Hubert Colas et Fabien Sanchez
Son : Frédéric Viénot
Musique : Oh ! Tiger Mountain
Vidéo : Dispositif : Hubert Colas / Images : Patrick Laffont
Costumes : Fred Cambier assisté de Jérémy Fouqué
Coach Vocal : Marie-Françoise Lefort
Construction du décor : Atelier Décor de humainTROPhumain - CDN de Montpellier

Une production Diphtong Cie
Coproduction : La Bâtie-Festival de Genève, Théâtre Garonne (Toulouse) et Théâtres Sorano / Jules Julien (Toulouse)
Avec le soutien du Carreau du Temple - établissement de la Ville de Paris, de la Ménagerie de Verre dans le cadre du Studiolab (Paris), de montévidéo - centre de créations contemporaines (Marseille), du Théâtre Joliette-Minoterie (Marseille), du Théâtre d’Arles et de Humain trop Humain - Centre Dramatique National de Montpellier

> Créé les 1er et 2 septembre 2014 à La Bâtie-Festival de Genève


524 questions, comme des déferlantes. Les questions qu’Annie Zadek n’a pas posées aux siens, Juifs polonais et communistes, immigrés en France en 1937, moins pour fuir les nazis que pour échapper à une condition sans avenir. Ils voulaient vivre leur jeunesse, leur engagement politique et intellectuel ; leur exil était aussi fait d’élan et de ferveur. À leurs enfants, devenus français, ils n’ont jamais parlé de ce qu’ils avaient laissé derrière eux, leurs parents, leur maison, leur passé. En inventant cette forme incisive − à la fois supplice, questionnaire policier et QCM – Annie Zadek dit avoir eu l’impression d’écrire un manuel pour séances de spiritisme : l’écrivain n’est-il pas celui qui “fait parler les morts” ? L’auteur et metteur en scène Hubert Colas partage l’urgence poétique de ce geste et donne corps au questionnement de l’histoire vécue. Dans sa radicalité, sa minimalité, ce texte lui semble apostropher notre monde : qu’est-ce qui fait qu’on reste ou qu’on part, que certains choisissent de se séparer de ceux qu’ils aiment, qu’un étranger s’intègre ou non dans une population ? Deux acteurs, dans un dispositif scénique sobre et puissant, lancent ces appels aux fantômes. Par leurs voix, leurs corps, leur écoute, ils rendent leur silence à notre présent.
Anne-Françoise Benhamou

PRESSE

Mise en abyme d’une destruction de masse qui, dans la mise en scène d’Hubert Colas, se dit à deux, génère un devenir commun où la parole se partage à travers la succession des questions et qui, dans le dernier chapitre, se tourne vers le présent. Ce temps qui est celui qui apporte le plus à l’auteure, porte ouverte sur l’à-venir.
Fabienne Arvers, Les Inrockuptibles

Donnant corps à cette sorte de poème tragique sec, pulsé par saccades, Hubert Colas le répartit entre un homme (Thierry Raynaud) et une femme (Bénédicte Le Lamer) en noir, surgis de l’ombre pour mieux y retourner à la fin, après nous avoir pris à témoin, de face, durant une heure au cours de laquelle ils auront subtilement révélé l’absence collective à jamais sous le couvert des mots énoncés, ainsi devenus des « bouchées intelligibles », comme disait Claudel.
Jean-Pierre Léonardini, L’Humanité

Il y a des questions que l’enfant n’a pas posées (...) Nécessaire et urgent d’Annie Zadek revient sur ces interrogations restées sans réponses. Dans la mise en scène remarquable de justesse, d’équilibre et de sobriété qu’en donne Hubert Colas, un doute s’instaure de prime abord sur l’identité de ceux à qui s’adressent ces séries de phrases interrogatives. (...) Construite autour d’un cube transparent bientôt envahi de fumée, la scénographie traduit avec tact cette immersion au coeur d’une mémoire lacunaire et qui cherche son chemin à tâtons dans un espace flou, lointain et peuplé d’angoisses. Le jeu précis et d’une grande pudeur du duo de comédiens Bénédicte Le Lamer et Thierry Raynaud donne tout leur poids à ces sondes lancées dans le passé pour nous parler d’aujourd’hui.
Hugues Le Tanneur, Libération

EXTRAIT

Pourquoi sont-ils restés sur place ?
Pourquoi ne sont-ils pas partis ?
Parce que c’était leur terre natale ?
Qu’ils étaient nés dans ce pays ?
Qu’ils voulaient s’y faire enterrer ?
Qu’ils n’avaient nulle part où aller ?
Qu’ils ne pouvaient pas se résoudre à abandonner
leur foyer ?
Qu’ils ne pouvaient pas imaginer ce qui allait
leur arriver ?
Étaient-ils si mal informés ?
N’écoutaient-ils pas la radio ?
Ne lisaient-ils pas les journaux ?
Ne lisaient-ils que « Les Commentaires » de Rachi ?
N’avaient-ils donc pas compris ?
Étaient-ils à ce point crédules ?
Furent-ils si faciles à duper ?
Avaient-ils déjà oublié ?
Les signes avant-coureurs avaient-ils manqué ?
Ne les avait-on pas déjà obligés à chanter ?
Forcés pendant des heures à danser et sauter ?
Contraints de se tenir jusqu’à épuisement sur un pied ?
N’avait-on pas déjà enlevé leurs couvertures
aux malades ?
N’avaient-ils pas été battus pour avoir dit à
quelqu’un : « Camarade » ?
Pour être allé chez le coiffeur ?
S’être fait faire une indéfrisable ?
Ne leur avait-on pas déjà interdit d’écrire des lettres
à l’étranger ?
D’avoir des pantalons rayés ?
De se marier ?
D’avoir des enfants ?
De recouvrir leurs morts d’un papier ?
(...)

NECESSAIRE ET URGENT A ETE PRESENTE...

- à La Colline - théâtre national, Paris, du 12 mai au 4 juin 2016
- au Théâtre Joliette-Minoterie, Marseille, du 21 au 25 avril 2015
- au Théâtre d’Arles, le 27 mars 2015
- au Théâtre Garonne/Théâtre Sorano, Toulouse, du 9 au 13 décembre 2014
- à L’Usine C, Montréal, les 28 et 29 octobre 2014, avec le soutien de l’INSTITUT FRANCAIS / REGION PACA
- à La Bâtie-Festival de Genève, les 1er et 2 septembre 2014

Crédit photo : Hervé Bellamy

LE CUISINIER DE WARBURTON

CRÉÉ EN 2013

LE CUISINIER DE WARBURTON

CRÉÉ EN 2013

D’Annie Zadek

Mise en espace : Hubert Colas
Avec : Lahcen Elmazouzi, Mathieu Montanier, Isabelle Mouchard, Manuel Vallade
Assistanat mise en espace : Sophie Nardone
Lumières : Fabien Sanchez
Vidéo : Patrick Laffont
Son : Etienne Fortin

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien de : montevideo – créations contemporaines

Crédit photo : Clémentine Crochet

- Première mise en espace à montévidéo - centre de créations contemporaines, le 26 septembre 2013, dans le cadre du Festival actoral.13.


Le cuisinier de Warburton raconte l’histoire vraie de Lord Warburton qui collectait avec ferveur les manuscrits des plus brillants auteurs de son temps. Il recevait ses amis écrivains autour d’excellents dîners ou figuraient en bonne place les tourtes de son cuisinier qui, méthodiquement, utilisait les pages des manuscrits pour en recouvrir ses préparations culinaires avant de les mettre au four.

Ce cuisinier anonyme eut donc autant d’influence sur l’histoire de la littérature, sur l’histoire de la pensée, sur l’histoire tout court, que les créateurs dont il brûla les oeuvres. [...] Le Cuisinier de Warburton me contraignit à réparer sans trêve, dans chacun de mes livres, la perte récurrente des lettres égarées qui n’arrivaient jamais, des télégrammes urgents qui parviennent trop tard, des manuscrits perdus et des journaux violés, des livres livrés aux bûchers comme les peuples aux holocaustes.”
Annie Zadek

GRATTE-CIEL

Créé en 2013

GRATTE-CIEL

Créé en 2013

De Sonia Chiambretto

Mise en scène : Hubert Colas
Avec : Baptiste Amann, Lahcen Elmazouzi, Sofiia Manousha, Isabelle Mouchard, Manuel Vallade, Slimane Yefsah
et avec la participation de Mathieu Montanier
Mise en scène, scénographie et adaptation : Hubert Colas
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Deuxième assistant : de Guillaume Cayet
Vidéo : Pierre Nouvel
Lumières : Fabien Sanchez et Hubert Colas
Son : Frédéric Viénot
Costumes : Fred Cambier assisté de Jérémy Fouqué
Régie générale : Fabien Sanchez
Régie vidéo : Ludovic Rivalan
Régie plateau : Cyril Casano
Construction du décor : Atelier Décors du Théâtre des 13 Vents

Une production Diphtong Cie
Coproduction : Marseille-Provence 2013 - Capitale européenne de la culture, Festival de Marseille _ danse et arts multiples, Festival Delle Colline Torinesi (Italie)
Création à la Villa Méditerranée en co-réalisation avec le Festival de Marseille _ danse et arts multiples
Résidences de création à la Villa Méditerranée et au Festival Delle Colline Torinesi
Avec le soutien de montévidéo – centre de créations contemporaines, du CENTQUATRE-PARIS, de l’INSTITUT FRANÇAIS - Ministère des Affaires étrangères, de l’Ambassade de France en Algérie, de Face à Face : Paroles de France pour les scènes d’Italie, de la Fondazione Nuovi Mecenati, du FIJAD - Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Théâtre Liberté - Toulon

GRATTE-CIEL a été écrit au cours d’une résidence d’écriture à l’IMEC - Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine.

Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agence théâtrale.

Diphtong Cie tient à remercier Leïla Brahimi, Claire Mazeau-Karoum et Une Chambre à Soi Productions, Mehdi Meddaci pour l’image MURS©mehdimeddaci2011, courtesy Galerie Odile Ouizeman, Gessica Franco Carlevero pour le Festival Delle Colline Torinesi, Pénélope Lamoureux, Abdérahmane Krimat, Farid Ladjreoud, Ayoub Bendjael, Camélia Bray, Abdou Semma, Mustapha Benfodil, Chloé Colpe, Aurélie Charon, Stéphane Couturier, Nadjet Taïbouni...

Crédit photo : Hervé Bellamy


Comme pour Mon Képi Blanc, présenté en 2008 au Festival de Marseille, écrit à partir d’entretiens réalisés avec des légionnaires basés à Aubagne, GRATTE-CIEL, le dernier texte de Sonia Chiambretto, s’est constuit à partir de conversations avec de jeunes Algérois vivant en Algérie, au Canada, aux États-Unis, en France …

Sonia Chiambretto situe secrètement la tension dramatique de son nouveau texte au pied d’une tour fantôme, symbole d’une nouvelle utopie architecturale rêvée par Le Corbusier comme la réappropriation de l’espace urbain dont l’homme serait la seule mesure. Une trame fictionnelle sur laquelle vient se tisser une histoire séquencée – mixée à des documents d’archives, des croquis, des notes, des plans pour donner à entendre des paroles de jeunes gens aux parcours différents.

À travers cette langue aussi inventée que compilée, c’est toute une jeunesse en proie à la solitude des grandes villes qui prend la parole : avec un gratte-ciel comme terrain de jeu, elle exprime son rapport à l’amour mais aussi au terrorisme, au politique et au religieux.

« ENTENDRE PARLER L’ALGÉRIE :
(...) Une œuvre chorale tout droit surgie de la plus bouleversante réalité.
Et surtout adressée.
A un public français qui a rarement eu l’occasion d’entendre parler ainsi de l’Algérie. D’entendre ainsi parler l’Algérie, plutôt : aussi ouvertement, aussi diversement, aussi fortement… D’entendre vraiment parler l’Algérie. Une Algérie qui ne se tairait plus.
Histoire ? Roman ? Journalisme ? Poésie ? Aussi.
Contre-pied, certainement.
Oeuvre de réconciliation, ici.
Théâtre surtout.
Car Hubert Colas nous offre cette adresse poétique dans un écrin, sans cesse mouvant, à la fois sonore, musical et d’images saisies sur place, extraites, reproduites, qui convoquent à chaque instant le concret de l’histoire au centre du plateau. Tout est magnifique. Mais comme une ruine contemporaine. Habitée. De fantômes. Et d’une jeunesse que l’on découvre sans bornes. (...) »
Jean-Luc Bonhême, Villa Méditerranée

PRESSE

« ALGER LA BLANCHE SUR LES PLANCHES :
En trois mouvements - le passé colonial, la guerre d’indépendance et l’avenir, même si les époques se font écho -, le spectacle part de la vision du Corbusier, qui rêva de faire d’Alger sa « cité radieuse », pour aboutir à une course. Celle-ci donne le rythme à ces pages d’histoire qui, au lieu d’être didactiques, reflètent une pensée en mouvement, qui éclaire au passage les révolutions arabes et la situation en Egypte (…) Nous ne sommes pas dans un théâtre documentaire qui se contenterait de rapporter la parole des autres, mais au centre d’un questionnement commun qui nous concerne tous, sur deux sujets majeurs de ce XXIe siècle : l’architecture et la religion. »
Marie-Christine Vernay, Libération

« LE DÉSIR D’UN FUTUR MEILLEUR :
Quel portrait de l’Algérie se dessine dans la pièce ?
Plus qu’un portrait, la pièce est une mémoire d’Alger sur les cinquantes dernières années, depuis l’indépendance. Elle parle des nouvelles générations qui existaient dans les années 1960, 1980 et 2000. Ce sont différents tirages photographiques de ce qu’est Alger. Cinquante ans après, le peuple algérien cherche encore une indépendance de vie, dans un pays riche où les moyens pétrolifères ne bénéficient pas au peuple.
Il est encore assujetti au pouvoir politique et militaire, après l’avoir été au pouvoir des extrêmistes islamistes dans les années 90. Les Algériens ont souvent été ballotés entre ces deux eccueils. On sent le désir d’un futur meilleur dans le texte de Sonia. »
Hubert Colas, propos reccueillis par Marie-Eve Barbier, La Provence.

EXTRAITS

Nous sommes dans un langage à base de béton. Il y
a cette plasticité, cette recherche de volume, cette
volonté de montrer l’organisation d’un gratte-ciel
comme une complexité, et à la fois ce désir de
pureté, de transparence.
C’est lyrique, très expressif.
À part vous dire que c’est vertical mais pas en métal
ni high-tech — un contre-gratte-ciel américain —, à
part vous dire que c’est du béton armé avec une
volonté d’expression, ceci est un : MANIFESTE.

— Trancher des gorges ou poser des bombes ?
Les bombes c’est pire, ça vise large, ça vise la rue
entière. Le nombre. Des bombes qui explosent aus-
si vite que des pétards. On ne sait jamais quand.
Une succession de désastres et de pertes ; les marchés
sont ciblés, les squares et les écoles sont ciblés, la
cinémathèque est ciblée, l’hôpital, les archives, les en-
trepôts, les casernes, les quartiers populaires sont
ciblés, les centres d’affaires, les institutions d’état.
Je ne peux plus dire autre chose que ce qui est —
un grand trou.
« Trancher » c’est sélectif.

GRATTE-CIEL A ETE PRESENTE...

- en Avant-première au Festival Delle Colline Torinesi(Italie), les 20 et 21 juin 2013.
- à la Villa Méditerranée, du 4 au 7 juillet 2013 à 21h, dans le cadre du Festival de Marseille _ danse et arts multiples [Création]

ZONE ÉDUCATION PRIORITAIRE

Créé en 2012

ZONE ÉDUCATION PRIORITAIRE

Créé en 2012

De Sonia Chiambretto

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Baptiste Amann ou Romain Dutheil, Marie Baxerres, Guillaume Mika, François Ortega,
Émilie Prevosteau, Aude Schmitter
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Vidéo : Patrick Laffont
Régie générale et régie son : Frédéric Viénot

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre Durance - Scène conventionnée - Pôle régional de développement culturel, Château Arnoux / Saint Auban.
Avec le soutien du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques ; de la DRAC PACA ; de la Région Provence - Alpes - Côte d’Azur et de montévidéo - centre de créations contemporaines.

Crédit photo : SCJ

- Créé au Théâtre Durance - Scène conventionnée - Pôle régional de développement culturel, Château Arnoux / Saint - Auban, le 14 décembre 2012.


« Qu’est-ce qui anime le coeur de l’adolescence ? Des adolescents.
Comment regardent-ils un espace spécialement réglementé, aménagé pour eux ? Pour eux ? Ou pour une société qui ne sait pas comment les saisir et qui cherche par l’enfermement et le regard sécuritaire à faire d’eux les futurs petits soldats d’un monde qu’ils, s’ils en avaient eu le choix, n’auraient pas choisi.
Passé un certain âge - celui d’une certaine jeunesse - nous regardons vers ceux qui nous suivent et nous voyons que les codes qu’ils inventent et entretiennent pour communiquer, nous échappent.
Qu’est-ce à dire ? Par écart de langage, par code vestimentaire ou d’autres signes, ils nous disent le besoin qu’ils ont d’écrire à leur tour la vie qu’ils comptent mener.
ZONE EDUCATION PRIORITAIRE pourrait être le terrain de jeu où l’auteur Sonia Chiambretto nous livre sa vision des états d’être d’une nouvelle génération qui, au-delà de son désappointement pour le monde dans lequel elle s’apprête à vivre, témoigne par une ironie poétique le scandale d’un enfermement à l’intérieur duquel nous feignons de vivre.
Il y a là la démonstration que le regard porté par la jeunesse sur ses aînés trouve, dans cette nouvelle écriture, un espace théâtral qui témoigne de la toute-présence d’un regard critique sur nos institutions.
Si le politique se cache sous de drôles de travers pour continuer à simuler la gouvernance d’un monde pieds et poings liés par le capital et l’individualisme, les nouveaux auteurs de langues tentent de leurs côtés les possibles renversements de pensées qui nous aideront demain peut-être à reprendre en main, au moins pour un temps, le désir d’être humain. »
Hubert Colas

« À la géométrie de l’espace réinventé par des signes (didascalies visuelles) qui assimilent le lycée à un univers carcéral, labyrinthique, répond une langue zigzagante, comme si Sonia Chiambretto inventait « un slam choral », nouveau langage identitaire. Une manière de dire l’enfermement des corps, l’unicité du lieu, l’unité de temps, par une dislocation de la langue. Un éclatement que seul un metteur en scène à l’oreille musicale pourra faire entendre sans fausse note. »
Marie Godfrin-Guidicelli

ZONE ÉDUCATION PRIORITAIRE a été présenté :

- Au Théâtre Durance - Scène conventionnée - Pôle régional du développement culturel, Château Arnoux / Saint – Auban, le 14 décembre 2012.
- Au Théâtre National de Marseille - La Criée, dans le cadre d’une Mise en lecture les 25 et 26 septembre 2010, lors d’actOral.10.

NO SIGNAL [?HELP]

Créé en 2013

NO SIGNAL [?HELP]

Créé en 2013

Un projet de Hubert Colas, en collaboration avec Jean-Jacques Jauffret, avec les élèves de 3ème année de l’ERAC.

Mise en scène et écriture : Hubert Colas
Réalisation film : Jean-Jacques Jauffret
Scénario : Hubert Colas et Jean-Jacques Jauffret
Assistanat à la mise en scène : Sophie Nardone
Costumes : Marion Poey

Avec : Ferdinand Barbet, Myrtille Bordier, Bertrand Cauchois, Hayet Chouachi, Heidi-Eva Clavier, Louise Dupuis, Laurène Fardeau, Lucas Gentil, Maxime Lévêque, Lucile Oza, Tom Politano, Pauline Tricot et Gabriel Tur de l’ensemble 20 de l’ERAC
Avec la participation de Mathieu Montanier et de Catherine Poisson

Régie générale : Frederic Vienot
Son : Gilles Cabau assisté de Baptiste Alleman
Vidéo Plateau : Patrick Laffont
Régie lumières : Fabien Sanchez

Film // Chef opérateur : Olivier Weinheimer
Assistant opérateur : Edoardo Matacena
Chef opérateur son : Gilles Cabau & Sébastien Crueghe Perchman : Baptiste Alleman
Montage : Elise Vernant
Direction technique ERAC : Pierre Leblanc

Remerciements : Gilles Vacar et son équipe, TSF Marseille, Néon Cam, Luigi Filotico, Patrick Pourcier, Etienne Fortin , Nathalie Brémond et la commission du film Ouest-Provence, la municipalité de Port Saint Louis du Rhône, Flatmates

Production : Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes (ERAC)En coproduction avec : Diphtong Cie
Avec le soutien de la Friche La Belle de Mai et de montévidéo – centre de créations contemporaines

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Création à La Friche La Belle de Mai, Salle Seita, Marseille, du 13 au 16 février 2013.


« Cette aventure est le résultat de plusieurs rencontres et désirs. Accompagner et prendre part à la vie de l’École de Cannes est un privilège. C’est voir évoluer de jeunes acteurs et tenter de leur apprendre non pas un art figé mais la complexité de leur futur. L’art de saisir des formes et des langues où leur engagement va plus loin que la simple interprétation. Tel est peut-être l’un des paris de cette transmission.

La proposition artistique de No Signal Help, est aussi le plaisir d’une autre rencontre, celle du cinéma et du réalisateur Jean - Jacques Jauffret. Tout comme les acteurs nous explorons ensemble la rencontre du cinéma et du théâtre dans une même expression scénique. Aurons nous réussi ? Trop tôt pour le dire. 

L’histoire rêvée ici de No Signal Help prend langue et image dans les chemins sinueux du désir d’une jeune génération aux prises avec le monde qui l’entoure. Comment vivre ce que l’on perçoit du désir d’autrui s’il ne se tourne pas vers nous ? Aimer, être aimé. Comment se saisir de ses propres désirs, de son plaisir ou de sa peine face à ce que l’on ne comprend pas encore ? 
L’écriture mariera différents niveaux de langues : celles du cinéma, du théâtre bien sûr mais aussi à l’intérieur de ces formes, la recherche d’une oralité n’hésitant pas à traverser la langue dans la poésie, la prose, le lyrisme et les formes les plus quotidiennes. »

Hubert Colas, 22/11/2012 




« Un étrange partage, une vraie rencontre. 
La rencontre des corps et de l’image des corps. De deux langues qui se croisent, se mêlent et s’interpellent. Deux langues qui s’interrogent à travers nos recherches. Quand Hubert Colas m’a invité dans cette aventure, je n’imaginais pas à quel point nos regards se répondaient. Il nous a fallu partager cet intime moment de l’écriture, partagé cette bruyante solitude du plateau de cinéma. Nos mots incarnés dans un geste commun par les jeunes acteurs de l’ERAC hurlent le désir de l’autre celui d’être aimé dans un monde sans repère. Soudain plus de signal (No Signal) comme si l’un d’entre eux ne pouvait plus aimer car le désir l’étouffe. Son appel à l’aide (Help) ne trouve de réponse que dans l’acte ultime. Il y a dans ce projet, à travers une confrontation entre théâtre et cinéma, l’expérience d’un vrai partage et d’une étrange rencontre. »

Jean-Jacques Jauffret, 22/11/2012

Stop ou Tout est bruit pour qui a peur

Créé en 2012

Stop ou Tout est bruit pour qui a peur

Créé en 2012

De Hubert Colas

Mise en scène : Hubert Colas
Avec : Claire Delaporte, Thomas Gonzalez, Edith Mérieau, Mathieu Montanier, Isabelle Mouchard, Mathieu Poulain et Agustin Vasquez
Scénographie : Hubert Colas assisté de Nicolas Marie
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Lumières : Nicolas Marie et Hubert Colas
Vidéo : Pierre Nouvel
Son : Frédéric Vienot
Costumes : Fred Cambier assisté de Jérémy Fouqué
Régie générale : Martine Staerk
Régie plateau : Milos Torbica

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre2Gennevilliers – Centre dramatique national de création contemporaine ; Le Merlan - scène nationale à Marseille ; Théâtre d’Arles - scène conventionnée pour les écritures d’aujourd’hui.
Avec le soutien de montévidéo – centre de créations contemporaines

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Théâtre de Gennevilliers - Centre Dramatique National, du 12 au 28 janvier 2012.


« Je ne cherche pas à faire un discours sur les peurs qui cernent de plus en plus notre société. Il s’agit plutôt d’être proche d’une certaine réalité du monde quotidien traversé par les peurs qui l’entourent. Les peurs d’une société à quoi peuvent-elles se résumer ? Au monde policier ? Aux peurs sociales ? Peurs rêvées ou peurs réalistes. L’insécurité est devenue un slogan, une manière de faire de la politique, la crainte de l’autre pour cacher ce qu’une société n’arrive plus à établir – l’égalité entre les hommes ou tout du moins une démarche vers cette égalité. (…)
La peur comme personnage entre dans nos vies et n’a plus de nom, elle est là. Sourde en nous, elle alimente nos réactions au quotidien, elle habite nos vies comme un virus. Depuis toujours elle est ce qui alimente nos désirs de vie et aussi ce qui crée les révolutions lorsque plus aucune porte de sortie ne semble exister. »
Hubert Colas

« F2 Je ne peux pas vivre sans toi. Est-ce que je peux vivre sans toi ? Est-ce que j’ai peur de vivre sans toi ? Est-ce que je peux vivre un peu avec toi et un peu sans toi ? Est-ce que je peux vivre avec les autres ? Est-ce que je peux vivre sans les autres ? Est-ce que je peux vivre pas tout à fait comme les autres ? Est-ce que je peux vivre pas tout à fait comme les autres et ne pas avoir peur ? Est-ce que j’ai peur d’être regardée ? Est-ce que j’ai du plaisir ? Est-ce que je peux donner du plaisir ? Est-ce que je peux vivre seule ? Est-ce que je peux vivre ? Est-ce que jʼai trop peur de vivre ? Est-ce que jʼai peur de vivre ? Est-ce que jʼai peur dʼêtre seule ? Est-ce que jʼai peur de mourir ? Est-ce que jʼai peur de la mort ? Est-ce que jʼai peur de mourir seule ?
Hubert Colas, extrait de Stop ou Tout est bruit pour qui a peur

« Boîte à fantasmes, la belle scénographie conçue par Hubert Colas pour Stop ou Tout est bruit pour qui a peur est un dispositif hors d’échelle qui, à l’image des jeux de cubes des enfants, permet de réaménager des espaces en évoquant des lieux du quotidien. D’un salon cosy à un hall d’immeuble, d’un voyage en auto-stop à une balade en forêt, les comédiens d’Hubert Colas inventent un parcours de frayeurs en débusquant les comportements qui transforment la vie en cauchemar.
Entre l’installation d’artiste et la performance théâtrale, c’est à travers les touches impressionnistes de son récit et le grain oppressant des images vidéo projetées en noir et blanc sur le décor qu’Hubert Colas compose un paysage dédié à toutes nos peurs.
En fan inconditionnel du film Le Projet Blair Witch de Daniel Myrick (1999), il additionne les phobies de nos politiques et les angoisses de l’intime pour tirer un portrait à peine déformé de notre société, où chacun étouffe de vivre enfermé au cœur de sa citadelle intérieure. La belle réussite d’un projet qui utilise le champ de l’artistique pour contrecarrer avec humour un air du temps où c’est l’anxiogène qui règne. »
Patrick Sourd, Les Inrockuptibles, février 2012

« Dans le brouillard des existences actuelles, en suspension, des milliards de micro - gouttelettes de peur ! Cela suinte de partout : en politique, bien sûr, où l’argument sécuritaire est central ; mais aussi de façon plus intime et diffuse, dans la simple peur de disparaître. Hubert Colas avec Stop ou Tout est bruit pour qui a peur ne nous dit pas si c’est bien ou mal. Il n’y a pas d’épilogue à son « Conte dramatique sans morale ». « Il n’y a pas de morale », sont les mots de la fin. Fragmentaire, y alternent des dialogues entre des figures indéfinies (réparties entre sept acteurs) et des soli, pour dérouler une clinique fantastique des peurs. L’écriture, d’une grande délicatesse, nomme au plus près sans rien céder à un voyeurisme sur des situations d’effroi. C’est en plasticien (assisté de Nicolas Marie) qu’Hubert Colas déploie la vision d’un lieu mutagène, gris anthracite total, à laquelle la création vidéo noir et blanc (Pierre Nouvel) s’ajoute de façon ultra épurée. »
Mari - Mai Corbel, mouvement.net, janvier 2012

Stop ou Tout est bruit pour qui a peur a été présenté :

- Au Merlan - Scène nationale à Marseille, du 10 au 16 février 2012.
- Au Théâtre d’Arles - scène conventionnée, le 3 février 2012.
- Au Théâtre de Gennevilliers - Centre Dramatique National, du 12 au 28 janvier 2012

KOLIK

CRÉÉ en 2011

KOLIK

CRÉÉ en 2011

De Rainald Goetz

Mise en scène, scénographie et lumières : Hubert Colas
Avec : Thierry Raynaud
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Vidéo : Patrick Laffont
Son : Frédéric Viénot
Traduction de l’allemand par Olivier Cadiot et Christine Seghezzi

Production : Diphtong Cie
En coproduction avec la Comédie de Reims - Centre Dramatique National ; le Théâtre Garonne, Toulouse ; le Centre Pompidou-Metz et le Théâtre des Salins - Scène Nationale à Martigues
Avec le soutien du CENTQUATRE-PARIS, du Festival actoral et de montévidéo – centre de créations contemporaines


Kolik constitue le troisième volet de la trilogie Guerre. 
Suite à un premier volet consacré à la guerre dans la société contemporaine, un deuxième volet évoquant le conflit dans la sphère familiale, Kolik met en scène l’individu face à lui-même au moment de sa mort.

« Qu’est-ce que l’on attend de l’homme.
De cet autre soi qui nous encombre du dedans.

Qu’est-ce qui nous pousse dans le cerveau
Qui crée la faillite de la pensée

Qu’est-ce que c’est que cette société
Qui de crise en crise produit de petites révolutions étouffées

Qu’est-ce qui nous donne l’envie de voir tout du début
Qui nous donne envie de nous asseoir un peu à côté

Qu’est-ce que l’empreinte d’un grand silence
Qui nous amène le désir d’entendre la mémoire d’un premier cri

Qu’est-ce qui m’attache à toi
Qui m’enlève à moi-même

« Kolik » C’est cet autre soi redouté,
aimé parfois mais souvent rejeté
Non pas mépris de soi
Ou par je ne sais quelle dépression
Qui nous jouerait des tours
Non
Kolik c’est ce besoin insatiable
Mais combien enseveli au fin fond de l’être
Qui nous intime l’ordre d’apparaître à nous-mêmes
Enfin et pour l’éternité
Qui nous intime ce besoin premier
Au-delà de toute apparence et de toute contrainte sociale
D’être et de nous constituer par nous-mêmes

Kolik c’est la lutte de l’esprit contre les poisons qui hantent notre chair face aux désirs
C’est la réalisation possible, fulgurante d’un texte qui appelle à la confession sans religion
C’est au bout de soi par tous les pores de la peau
C’est la lumière dans le sombre le plus reculé
C’est apprendre à perdre le langage pour y découvrir ces merveilles
C’est se forger de la force des mots pour être saisis par la musique
Une musique abstraite qui nous dresse d’un coup à tout saisir
La capacité enfin retrouvée d’acception de son ignorance comme le fondement de notre compréhension
face à ce qui nous entoure
L’écriture de Kolik est un corps traversé par l’espérance d’une vie retrouvée, débarrassée de toute
l’appréhension du monde qui l’entoure
Un corps vide, un corps savant, un corps matière, un corps guidé par l’odorat de la parole. »

Hubert Colas

« Kolik.
Chambre.
Cri strident. Eclair d’éclair de lumière. Chaise de bureau. Corps masculin en état de décomposition. Odeur de mort. Obscurité. Prestissimo volando. 17 secondes. Chant. Le temps est compté. Littéralement, mot pour mot, je me suis étudié. Et j’ai tout rayé. Sauf moi. »

Rainald Goetz

EXTRAIT

Dur
Question dure
Lui question dure
Moi mais pourquoi pourquoi
Lui question dure
Moi (Oh mais) mais pourquoi
Moi pourquoi et lui question dure
Et ainsi de suite et ça dure
Lui tiens tiens une rime
Moi une quoi
Lui une rime moi pourquoi
Lui quoi pourquoi pourquoi
Moi quoi quoi pourquoi
Lui jamais de pourquoi jamais
Moi pourquoi jamais pourquoi
Lui allez encore encore une fois du début
Moi pourquoi encore une fois du début
Lui alors et alors
Moi et alors
Lui et alors question dure question stricte haine
Moi haine pourquoi pourquoi haine
Lui ordre dureté discipline
Moi mais pourquoi
Lui encore jamais de pourquoi quoi pourquoi
Moi mais si pourquoi moi pourquoi encore
Lui parfait
Moi quoi parfait
(...)

Il boit

Pourquoi
Moi pourquoi
Moi toujours pourquoi
Ma question toujours encore pourquoi dureté
Lui encore et toujours pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi
Moi ma question toujours encore seulement pourquoi
Lui seulement dureté ordre réponse de haine
Moi réponse pourquoi
Lui réponse haine
Moi pourquoi
Et lui haine
...

PRESSE

France Culture - Sophie Joubert
« (...) C’est une expérience physique qui va, durant 1h10, vous clouer à votre fauteuil (...). Kolik n’est pas un texte aimable, qui se laisse apprivoiser. C’est un texte qui résiste, qui agresse, insulte, défie l’entendement et la logique. (...) »

Télérama - Emmanuelle Bouchez
« (...) Kolik décrit la lutte obsessionnelle d’une conscience qui veut appréhender son propre fonctionnement. L’incroyable acteur Thierry Raynaud articule des paroles qui ne sont pas encore des pensées, mais plutôt de la matière brute… (...) Et nous ? Hypnotisés, nous éprouvons l’étrange sensation de flotter dans un espace-temps incertain. Renvoyés à nous-mêmes. »

Les Inrockuptibles - Patrick Sourd
« (...) C’est en usant du potentiel d’illusion dont se réclame le théâtre que […] Colas recrée un phénomène de transe qui ne s’appuie que sur le contenu des mots. Dépouillée de son masochiste sens du sacrifice, la découverte de cet
auteur écorché vif mérite d’autant plus le détour. »

KOLIK A ETE PRESENTE...

- à Humain trop humain - CDN de Montpellier, du 24 au 26 février 2015
- à La Friche la Belle de Mai, Marseille, les 19 et 20 février 2015
- À Espaces Pluriels, (Pau), le 8 avril 2014
- Au Théâtre Garonne - Scène Européenne, Toulouse, les 11 et 12 avril 2013
- Au Théâtre de Vanves, dans le cadre de la Carte blanche au festival Artdanthé, les 19 et 20 mars 2013
- Au Festival delle Colline - Turin (Italie), les 15 et 16 juin 2012
- À l’Usine C - Montréal, les 21 et 22 mars 2012
- Au Printemps des poètes à Québec, le 17 mars 2012
- À L’Atheneum, Théâtre de l’ Université de Bourgogne, le 16 février 2012
- À La Comédie de Reims, les 09 et 10 décembre 2011
- Au Théâtre National de Marseille - La Criée, du 27 septembre au 01 octobre 2011
- À La Ménagerie de Verre - Paris, du 7 au 18 juin 2011
- Au Théâtre des Salins, Scène nationale à Martigues, le 8 avril 2011
- Au Festival VIA - Maubeuge, du 30 mars au 01 avril 2011
- CRÉATION Au Théâtre du Saulcy - Metz en partenariat avec le Centre Pompidou-Metz, le 16 et 17 mars 2011
- Au Théâtre Les Ateliers - Lyon, le 27 mai 2010, dans le cadre des Européennes 10

Crédit photo : SCJ

Nouit

Créé en 2010

Nouit

Créé en 2010

De Thomas Clerc

Mise en espace : Hubert Colas
Enregistrement radiophonique de France Culture
Avec : Claire Delaporte, Isabelle Mouchard, Mathieu Montanier, Baptiste Amann, Philippe Duclos
Assistanat mise en espace : François Ortega

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien de montévidéo - centre de créations contemporaines
En partenariat avec France Culture, enregistrement public diffusé dans le cadre des Fictions/ Perspectives contemporaines de Blandine Masson.

Co-édition Frac Aquitaine et éditions Mix, dans le cadre de la collection Fiction à l’œuvre.

Crédit photo : SCJ


Nouit est une fiction écrite d’après une photographie de Jeff Wall intitulée No, qui date de 1983 et fait partie de la collection du Frac Aquitaine. Nouit est une ekphrasis, comme disaient les Grecs, c’est-à-dire la description d’une œuvre d’art. La photographie de Jeff Wall représente une scène nocturne et urbaine, qui donne lieu à une alternance de points de vue. Les fantasmes de chaque protagoniste les renvoient à leur propre solitude, à un rapport au monde et à l’autre, souvent conditionné par la peur et les apparences, qui s’inscrit en permanence dans l’empêchement. Sans jamais perdre de vue la scène originelle, Thomas Clerc parvient à s’en détacher et à créer un espace fictionnel étonnant.

« C’est l’été. C’est la nuit. Les nuits sont plutôt fraîches cet été. Et courtes. Les nuits sont plus courtes que les jours. Plus courtes et plus vivantes. Plus denses. Les humains vivent la nuit pendant ces mois-là. Ils vivent. Ils survivent. (...)

3.
— Omar à Karl, j’écoute. Omar à Karl. — Omar, tu m’entends ?
— Ici Omar. Oui, Karl, j’écoute.
— Tu es devant l’écran ?
— Oui.
— Tu les vois ?
— Oui.

4.
La résidence a été construite dans les années 60. C’est une résidence de quinze étages, un portier filtre les entrées. (...). La fonction cachée du luxe, éliminer toute personne qui ne correspond pas au standing de l’immeuble, est ici avouée, apparente. (...) Le quartier s’est embourgeoisé, il s’est encanaillé aussi. On a récemment installé un système de vidéo - surveillance. »
Thomas Clerc, extrait de Nouit

« L’oeuvre chorale est parfaitement construite, les personnages se détachant avec netteté de cette partition, jouée sur différents rythmes : sec et vif, pour le dialogue entre les deux hommes de la sécurité du parking, rêveur et divaguant pour le récit à la première personne du magistrat et de la femme en blanc. Inspirée d’une photographie de Jeff Wall, Nouit en conserve la pureté du grain naturaliste, décrivant avec justesse et minutie les traits des personnages. Les acteurs d’Hubert Colas font vivre cet instantané de Jeff wall dans cette lecture, qui sera retransmise en novembre dans les Fictions de France Culture, et dans laquelle on perçoit déjà toutes les intentions de mise en scène »

12 Sœurs slovaques

Créé en 2009

12 Sœurs slovaques

Créé en 2009

De Sonia Chiambretto

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Dominique Frot et Nicolas Dick
Lumières : Nicolas Marie et Hubert Colas
Vidéo : Patrick Laffont
Son : Nicolas Dick
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Assistanat scénographie : Nicolas Marie
Régie générale : Nicolas Marie

Production : Diphtong Cie, en coréalisation avec le théâtre des Salins, scène nationale de Martigues et avec le soutien de montévidéo-centre de créations contemporaines.

12 soeurs slovaques est le dernier volet de Chto Trilogie, précédé de Chto Interdit aux moins de 15 ans et de Mon képi blanc, de Sonia Chiambretto, publié chez Actes Sud-Papiers.

Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agence théâtrale.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Théâtre de la Cité Internationale, Paris, du 5 au 20 novembre 2009.


« J’ai rencontré Soeur Rose dans la Maison mère des religieuses où elle a grandi et où elle vit. Elle est transportée de Tchécoslovaquie en France à l’âge de 8 ans. Elle ne parle pas la langue française. On dit qu’elle fait partie de "la première fournée tchécoslovaque", on parle de "trains de petites filles tchèques", de fuite "des régimes dictatoriaux", d’une nouvelle "petite main d’oeuvre". »
Sonia Chiambretto

PRESSE

« (...) Dans 12 soeurs slovaques, Dominique Frot est magnifiquement subtile et drôle en bonne soeur qui fit un voyage épique, en groupe aliénant toujours, de la Tchécoslovaquie communiste vers la France et son couvent de bonnes soeurs étouffan de frustrations et maniant la mesquinerie. Inattendue religieuse, dans une atmosphère sépulcrale, que construit la comédienne : mutine dans sa naïveté, dérangeante dans son acception, et que les assauts de joie entrecoupés de désarroi larmoyant ne laissent pas de surprendre. »
Aude Brédy, l’Humanité

« Lorsque j’ai écrit 12 sœurs slovaques, j’ai de suite envoyé le texte à une amie, en lui demandant son sentiment et en lui assurant que ça allait la faire rire, se souvient Sonia Chiambretto. Elle m’a répondu le lendemain en me disant que c’était absolument terrible, ce qui m’a déconcertée. » L’anecdote pourrait laisser dubitatif qui a déjà été percuté par la violence sourde des écrits de cet auteur originaire d’Aubagne, obsédée par l’idée de fuite des origines et de pays fantasmés (...).
Pourquoi son anecdote ? Une coquetterie d’auteur ? Ce serait passer à côté de ce qui fait la beauté énigmatique des écrits de Sonia Chiambretto : une tension permanente entre pulsion de mort et élan vital, entre lourdeur affective du sujet et sophistication ludique de la composition.
Eve Beauvallet, Mouvement.net

« (...) Qu’il mette en scène des classiques ou des textes contemporains, Hubert Colas signe des scénographies puissantes qui s’impriment fortement dans nos mémoires. (...) Il n’a jamais fait du beau pour du beau, de l’étrange pour de l’étrange. Et c’est bien en metteur en scène, en homme qui est là pour nous aider à aller au coeur d’un texte, à le comprendre, qu’il imagine ses scénographies. »
Armelle Héliot, Le Figaro

Le Livre d’or de Jan

Créé en 2009

Le Livre d’or de Jan

Créé en 2009

De Hubert Colas

Mise en scène, scénographie et dispositif : Hubert Colas
Avec : Claire Delaporte, Elie Hay, Edith Mérieau, Mathieu Montanier, Isabelle Mouchard, Mathieu Poulain, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Thomas Scimeca.
Distribution à la création - Festival d’Avignon : Elie Hay, Elina Löwensohn, Edith Mérieau, Isabelle Mouchard, Mathieu Poulain, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz- Richard, Thomas Scimeca, Xavier Tavera.
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Assistanat scénographie : Nicolas Marie
Lumières : Encaustic - Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Vidéo : Patrick Laffont
Musique : Mathieu Poulain - Oh ! Tiger Mountain
Son : Hervé Vincenti
Costumes : Gwendoline Bouget
Régie Générale : Yann Loric
Régie plateau : Emmanuel Jarousse
Régie Son : Frédéric Vienot
Régie Vidéo : Florent Jacob
Construction du décor : Atelier Devineau, Saint Gobain Glass - SGGS Techniver SA.

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Festival d’Avignon ; Théâtre du Gymnase à Marseille ; La Rose des Vents scène nationale Lille métropole à Villeneuve d’Ascq ; Festival delle Colline Torinesi ; Festival Contre-Courant.
Avec le soutien du CENTQUATRE-PARIS ; de montévidéo - centre de créations contemporaines.

Cette oeuvre a bénéficié de l’aide à la production et à la diffusion du fonds SACD.

Avec le soutien de CULTURESFRANCE ; de la Région Provence - Alpes - Côte d’Azur.


L’aménagement de ce spectacle a bénéficié du concours matériel de la Compagnie de Saint-Gobain (vitrage Priva-Lite).
Remerciements à Sonia Chiambretto ; Alain Dupuy (société Innovision) ; Saint - Gobain Glass ; Jean-Yves Jouannais ; Stéphane Bérard ; Thomas Mailaender.

Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Festival delle Colline Torinesi (Italie), du 26 au 28 juin 2009.


Le Livre d’or de Jan donne à entendre une multiplicité de points de vue, ceux des amis d’un artiste disparu, des paroles périphériques qui dessinent le personnage, racontent des bribes de sa personnalité, façonnent son caractère. Le rapport au quotidien s’inscrit en permanence dans le texte : errances urbaines, inspirations, interviews, introspections, expériences, rencontres amoureuses, discours et non - discours, mondanités, confidences... À travers ces récits, ces retrouvailles autour de l’être absent, Le Livre d’or de Jan érige un manuel d’instants, d’intuitions ou comment essayer de s’approcher toujours au plus près de ce que nous sommes, de ce que nous vivons, de ce que les autres vivent.

« Page un du Livre d’or de Jan
Pas un ne l’a vraiment connu. Peu sont ceux de son entourage qui ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas couché avec lui : au moins une fois. Ou du désir. Ou vécu une nuit de tous les possibles. Et (puis) s’enfuir avant la trappe.
 Il était peintre. Performeur. Plasticien on dit. Pour vivre il a passé bien des chemins. De plongeur à Strip - Teaseur de voleur à gigolo de cameraman à nègre de rien à la politique, soldat acteur photographe prince des dance-floors footballeur chauffeur de place jardinier ou pour plaire à une femme il disait sans cesse qu’il avait la main verte moi quand je l’ai connu il ne savait plus il arrêtait tout il parlait à peine il souriait comme une personne sachant qu’elle a perdu toute intelligence de vie : je ne l’ai pas quitté je ne peux pas dire qu’il m’a quitté on s’est perdu je suis parti acheter des clopes j’ai été contrôlé par les flics qui ont pris le temps sous des airs « on s’en fout on fait ce qu’on veut on a le pouvoir ferme ta gueule on t’emmène au poste y’en a plus haut qui nous protègent ». Dieu il y a longtemps que je n’y croyais plus. J’avais trafiqué mon permis de conduire pour prendre l’avion avec lui je voulais faire croire que j’avais moins de vingt-cinq ans. Trop défoncé, pas le temps, j’ai fait ça au crayon à papier et avec du papier buvard, pour faire sale vieille carte vieux permis de conduire passé dans la machine à laver. Ils m’ont intimidé, poussé un peu loin la parole pour voir jusqu’où je pouvais aller. Tout était possible. Ils m’ont enfermé dans une tôle à pisse pendant un long moment. Ils m’ont relâché. Dehors il m’ont laissé me perdre encore quelques heures j’étais hagard dans les yeux de la ville. Je ne bougeais plus. J’étais pétrifié. »
Hubert Colas, extrait du Livre d’or de Jan

« Politique, il est le portrait désordonné, loufoque et tragique de la génération post-soixante-huitarde, « à-quoi-boniste » jusqu’au bout des ongles. Une tentative ambitieuse de convoquer sur le plateau en temps réel des personnages libres de brûler leur vie par tous les bouts, condamné à errer dans un monde qui ne sait que faire de sa jeunesse et encore moins de ses artistes.(...) A défaut d’en trouver un dans la leur, c’est dans la vie de Jan qu’ils pensaient trouver du sens. Ce faisant, la vie est à l’oeuvre et, au fil de la pièce, chacun s’affranchit de la tutelle de Jan pour voler de ses propres ailes. On est loin du simple autoportrait, Hubert Colas se situe ailleurs, dans cette formidable énergie qui s’empare des personnages qui s’émancipent dans un joyeux désordre. (...) C’est drôle, incongru, on se perd parfois mais les acteurs sont là et leur présence nous rassure et nous attire. Elle nous rappelle que le théâtre peut être une prise de risque. Hubert Colas a fait sienne cette exigence. »
Marie-José Sirach, L’Humanité, juillet 2009

« De l’ineffable et intrépide Elie Hay au très charnel Thomas Scimeca, de l’acéré Thierry Raynaud à la candeur impudique de Frédéric Schulz-Richard ou les ponctuations saillantes de Xavier Tavera, la distribution est parfaite, marquée surtout par un implacable trio féminin (Isabelle Mouchard, Elina Lowensohn, et Edith Mérieau), oscillant entre l’excès et la fragilité, les débordements de « veuves » et le précaire équilibre d’une folie affleurante. »
Denis Bonneville, La Marseillaise, juillet 2009

Le Livre d’or de Jan a été présenté :

- Au Théâtre du Gymnase à Marseille, du 7 au 11 décembre 2010.
- À La Rose des Vents - Scène nationale Lille Métropole Villeneuve d’Ascq, du 22 au 24 novembre 2010, dans le cadre de NEXT 003, international arts festival.
- Au Triangle à Rennes, le 10 juin 2010, lu par l’auteur, sur l’invitation de Sonia Chiambretto, en résidence au Triangle.
- Au Lieu Unique à Nantes, le 18 novembre 2009, lu par l’auteur, accompagné par le musicien Mathieu Poulain - Oh ! Tiger mountain.
- Au Festival d’Avignon, du 9 au 17 juillet 2009.
- Au Festival delle Colline Torinesi, Italie, du 26 au 28 juin 2009.

sans faim et sans faim … (2)

Diptyque

sans faim et sans faim … (2)

Diptyque

De Hubert Colas

sans faim et sans faim (2)

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Claire Delaporte, Vincent Dupont, Nicolas Guimbard, Isabelle Mouchard, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Cyril Texier, Manuel Vallade, Agustin Vasquez
Lumières : Encaustic - Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Vidéo : Patrick Laffont
Univers sonore : Zidane Boussouf
Costumes : Cidalia Da Costa et Gwendoline Bouget
Régie générale : Nicolas Marie
Assistant scénographie : Arié van Egmond
Assistant mise en scène : Geoffrey Coppini

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre National de la Colline ; La Criée - Théâtre National de Marseille
Avec le soutien de montévidéo - créations contemporaines

sans faim 2 a bénéficié de l’Aide national à la création des textes dramatiques du Centre National du Théâtre.

- Créé au Théâtre National de La Colline, du 20 mars au 19 avril 2008.

— 

sans faim

Mise en scène : Hubert Colas
Avec : Cécile Coustillac / Claire Delaporte, Nicolas Guimbard, Denis Léger-Milhau / Vincent Dupont, Anne Lévy, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Manuel Vallade
Scénographie : Hubert Colas, assisté de Arié van Egmond
Lumières : Arié van Egmond et Hubert Colas
Costumes : Cidalia Da Costa
Création vidéo : Patrick Laffont et Sophie Urbani
Univers sonore : Zidane Boussouf, Jean-Marc Montera
Assistante mise en scène : Isabelle Mouchard
Direction technique : Arié van Egmond
Régie plateau : Thomas Bernad
Régie vidéo : Patrick Laffont et Emilie Fouilloux
Régie son : Arnaud Pillon

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre National de Strasbourg ; Théâtre des Bernardines - Marseille.
Ce spectacle a bénéficié de l’aide à la création d’œuvres dramatiques du ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS).
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.
Avec le soutien de l’AFAA/MAE ; l’Ambassade de France en Pologne ; l’Institut français de Cracovie ; montévidéo - créations contemporaines.

Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers.

- Créé au Théâtre National de Strasbourg, du 10 mars au 1er avril 2004.

Crédit photo : Hervé Bellamy


sans faim est une pièce sur le bonheur perdu, tel que l’imaginent nos sociétés occidentales : une santé mentale et physique qui coïncide le plus exactement possible avec les normes qui nous enserrent. Ou plutôt, c’est une mise à l’épreuve de ce bien-être idéal, à travers une famille pour qui tout va bien, dans son monde confortable et repu – pour qui tout irait bien si la part du monde qu’ils excluent ne faisait brutalement retour…
sans faim... (2) poursuite et achève l’histoire de la famille "bien sous tous rapports" dont les codes ont complètement explosé dans le premier épisode. Les pulsions jaillissent, il y a un avènement des inconscients dans une fiction où le démantèlement du réel et le dérèglement des conduites tiennent lieu de trame.

« Si on les voit sans s’arrêter, ils semblent bien heureux
Bien heureux d’être là et d’accepter notre regard
Si on les approche, ils nous font penser à une famille.
Une famille heureuse d’être là et nous de les regarder
Si on les écoute, ils ont tout pour être une famille - heureuse
Si on parle avec eux il y a d’abord
Cette sensation d’être heureux avec eux
Une chaleur nonchalante avec ce trouble d’être bien avec eux
Que si la nuit tombait, on pourrait bien rester là près d’eux-heureux.
"On reste" l’un de nous dit
"On reste ?" se reprenant d’une voix plus grave
Car la première voix qu’il avait était celle d’un enfant
Et eux ils disent d’un coup
"Vous restez bien sûr que vous restez"
"C’est sans problème" dit un autre
Avec cette voix qu’ils ont où il finit par être difficile de savoir qui a parlé.
"On reste, alors" reprit ce même qui m’accompagnait avec cette même voix de l’enfance
Il rougit
Et là, le plus simplement du monde, la porte de la maison se ferma.
Le plus simplement du monde nous étions là avec eux chez eux en eux
C’était, vous vous en doutez, jusque-là du bonheur.
Et une fois goûté au bonheur vous vous en doutez
La peur de ne plus retrouver ça, s’installe
Et effectivement là s’installe, je dirais d’abord, comme un courant d’air
Comme si la porte qui s’était, s’était fermée trop vite et que le vent de peur de rester dehors, s’était glissé avec nous dans la maison
Mais dans la maison il n’y a pas de vent
Après que la porte se fut fermée, tous... tous nous sommes restés debout dans ce faux courant d’air mon ami toujours rouge de son enfance
Tous debout dans un silence comme vous vous en doutez
Debout comprenant que nous ne nous connaissions pas
Qu’à partir de maintenant il nous faudrait définir des territoires des espaces de partages
Des lieux où il faudrait partager être ensemble diviser accepter mettre en commun feindre de pour certains sans doute s’aimer
Pour d’autres pas de mot pour dire le pire
Car c’est sûr le pire car ici je n’en suis qu’à la moitié du temps car très vite j’ai compris que ce que nous partagions aussi c’était le temps et là c’est la moitié du temps le milieu le moment de l’histoire où tout peut basculer alors le pire est peut-être devant nous... »
Hubert Colas, extrait de sans faim

"Ce qui pourrait être l’énième variation sur le thème rebattu du « famille je vous hais » gidien prend ici une autre dimension. La langue d’Hubert Colas ne s’embarrasse ni d’envolées lyriques ni d’excès d’épithètes. Froide, clinique comme une notice de précautions d’emploi avant ingestion médicamenteuse, elle distille en continu un malaise doucereux. Avec les armes d’un vocabulaire standard sont recensées les dérives hautement toxiques du bouillon autarcique."
Alain Dreyfus, Libération, mars 2004

« Hubert Colas interroge la représentation du réel quand le réel devient virtuel, prend le pouls du temps quand on ne sait plus s’il s’accélère ou s’il s’effiloche, s’il nourrit nos vies ou les pourrit. Il déplie une écriture dense et provocante qui imite jusqu’à l’absurde la logorrhée de notre temps, déconstruit les aphorismes qui hantent et désenchantent notre quotidien. Il presse sans répit les personnages de questions faussement dérangeantes, les abreuve d’assurances vaines, les fait trébucher sur le sens des termes ou bien encore déclamer d’irrésistibles boniments. Une écriture théâtrale engagée et de grande tenue qui nécessite de la part des comédiens bien plus que des voix : des corps, leurs ombres, une intelligence et une complicité de tous les instants. »
Pierre-Louis Rosenfeld, lesouffleur.net, avril 2008

sans faim et sans faim (2) ont été présentés :

- Au Théâtre National de La Colline, du 20 mars au 19 avril 2008.

sans faim a été présenté :

- Au Théâtre des Bernardines à Marseille, du 12 au 20 novembre 2004.
- Au Festival B@zart de Cracovie, Pologne, les 23 et 24 octobre 2004.
- Au Théâtre des Bernardines à Marseille (www.theatre-bernardines.org), du 13 au 17 avril 2004.
- Au Théâtre National de Strasbourg, du 10 mars au 1er avril 2004.

JEFF KOONS

CRÉÉ EN 2007

JEFF KOONS

CRÉÉ EN 2007

De Rainald Goetz

Mise en scène, scénographie et dispositif : Hubert Colas
Avec : Guillaume Allardi, Geoffrey Carey, Edith Mérieau, Isabelle Mouchard, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard
Traduit de l’allemand par Mathieu Bertholet avec la collaboration de Christine Seghezzi
Lumières : Encaustic- Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Vidéo : Patrick Laffont
Assistanat mise en scène : Geoffrey Coppini
Régie générale et assistanat scénographie : Nicolas Marie

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien de montévidéo et du Théâtre National de La Colline.

L’Arche Editeur est agent théâtral.

Crédit photo : D.R.


Avec Jeff Koons, Rainald Goetz invite à un "sightseeing tour" du milieu réservé de l’art contemporain et, avec un regard empreint d’ironie, dépeint les frasques d’un spécimen de ce genre "à part", quelques instants de la vie d’un artiste au sommet de son art : errance en discothèque, beuveries entre collègues, inspiration, interviews,
introspection, rencontre amoureuse, réalisation technique de l’oeuvre, paternité, discours et drague en vernissage...

Jeff Koons est extrêmement déstructurée dans sa narration, à la fois temporelle et spatiale. Elle commence par l’Acte III, ce qui perturbe mentalement, à la fois peut-être les acteurs qui travaillent, et aussi, le public, et replace autrement la perception de l’oeuvre. Elle interroge la scène, la structuration du plateau, le positionnement de l’acteur. Rien n’est nommé dans le partage des personnages : c’est une espèce de grand coryphée permanent qui remet en question les hiérarchies et les codes du système théâtral.
Jeff Koons questionne "l’être artiste", à la fois le plasticien mais aussi finalement l’écrivain Rainald Goetz : quelle perception, quel état de vie, comment le monde se vit quand on est artiste, quelles sont les appréhensions, les inspirations de l’oeuvre, comment d’un seul coup une banalité du quotidien fait oeuvre pour le futur, comment tout ça se ramifie, s’inscrit.
Le rapport au quotidien s’inscrit en permanence dans le texte de Jeff Koons. Petit à petit, il révèle le parcours de l’acteur, le dépassement, la fulgurance de l’artiste à l’intérieur de l’écrit, et finalement comment Rainald Goetz s’inscrit luimême dans son propre parcours vis à vis de l’écriture, comment d’un seul coup il y a naissance de
l’écrit.
Un corps se fait : le corps de l’artiste malgré tout. Jeff Koons relate comment les débordements de ce corps-là opèrent chez les autres, comment les autres s’approchent de cette oeuvre-là petit à petit, et tentent de définir le corps pictural de cet homme-là. Il s’agit alors de voir comment l’interaction de sa vie naît sur le tableau, comment l’errance s’inscrit.

Hubert Colas

Mon Képi blanc

CRÉÉ en 2007

Mon Képi blanc

CRÉÉ en 2007

De Sonia Chiambretto

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Manuel Vallade
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Lumières : Encaustic - Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Vidéo : Patrick Laffont
Son : Frédéric Viénot
Régie générale et son : Frédéric Viénot
Régie lumières : Stéphane Salmon

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien de montévidéo - centre de créations contemporaines
Mon Képi blanc a bénéficié d’une aide à l’écriture de la DMDTS / Ministère de la Culture

Mon Képi blanc est le deuxième volet de Chto Trilogie, précédé de Chto Interdit aux moins de 15 ans et suivi de 12 Soeurs slovaques, de Sonia Chiambretto, publié chez Actes Sud-Papiers.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé à Triangle France La Friche La Belle de Mai, Marseille, dans le cadre d’actOral.6, festival international des arts et des écritures contemporaines, du 2 au 6 octobre 2007.


« J’ai grandi à Aubagne, en face de la Légion étrangère. Mon Képi blanc, composé comme une partition sonore, est écrit à partir d’entretiens, de conversations enregistrées avec des Képis Blancs de la Maison mère de la légion étrangère à Aubagne. Je me suis intéressée particulièrement à la Musique de la Légion. Elle réunit dans ses chants des hommes venus de toute l’Europe et raconte les Colonies. D’origines différentes et de langues maternelles différentes, les légionnaires parlent une langue mixte et commune à eux tous, une langue bouleversée, une langue qui dit un temps et un lieu oubliés, une langue française « étrangère », une langue nouvelle dont la structure même, dans sa composition et ses respirations, constitue une matière sonore, un paysage qui fait sens à une représentation de l’exil, de l’itinérance, de la guerre, de la rupture, de la renonciation, de la perte, mais aussi de l’utopie et des croyances.... »
Sonia Chiambretto

« De sa longue familiarité avec la soldatesque, de rencontres et de confessions, Sonia Chiambretto a tiré un texte – un long poème – intitulé Mon Képi blanc. Pas exactement une ode à la virilité et au drapeau, plutôt un monologue halluciné et un combat intérieur, incarnés par Manuel Vallade.
Dans un dispositif doublement contraint – il est filmé en direct en plan américain ; son image (tête, tronc) apparaît sur un écran et il est planté à l’intérieur d’un vaste cube tendu de rouge qui évoque un catafalque -, l’acteur, qu’a dirigé Hubert Colas, reprend tout à son compte, y compris la typologie d’un texte où tous les ON, comme celui de légiON, sont écrits en majuscules. Puissance, détresse, musique, il y a de tout cela dans le texte choc de Sonia Chiambretto et dans la prestation de Manuel Vallade. »
René Solis, Libération, vendredi 5 octobre 2007

Mon Képi blanc a été présenté :

- Au Théâtre de Vanves, dans le cadre de la Carte blanche au festival Artdanthé, Les 19 et 20 mars
- Au Bois de l’Aune, Aix-en-Provence, les 14 et 15 décembre 2012.
- Au Théâtre Durance à Château - Arnoux, le 21 avril 2012.
- Au Théâtre du Saulcy, Metz, en partenariat avec le Centre Pompidou-Metz, le 18 mars 2011.
- À L’Atheneum, Théâtre de l’ Université de Bourgogne, les 20 et 21 octobre 2010, avec Thierry Raynaud.
- Au Carré Sainte-Maxime, Festival Sous le Soleil, le 8 octobre 2010.
- À la Comédie de Caen, avec Chto Interdit aux moins de 15 ans du 31 mars au 1 avril 2010.
- Au Théâtre Les Ateliers, Lyon, du 15 au 18 décembre 2009, avec Thierry Raynaud.
- Au Lieu Unique, Nantes, du 1 au 5 décembre 2009, dans le cadre de CHTO Trilogie, avec Thierry Raynaud.
- Au Théâtre de la Cité internationale, du 5 au 20 novembre 2009, dans le cadre de CHTO Trilogie.
- À L’Hippodrome, Douai, scène nationale, les 20 et 21 octobre 2009.
- Au Festival d’Avignon, Chapelle des Pénitents blancs, du 24 au 26 juillet 2009.
- CRÉATION ÀTriangle France La Friche La Belle de Mai, Marseille, dans le cadre d’actOral.6, festival international des arts et des écritures contemporaines, du 2 au 6 octobre 2007.
- À montévidéo – centre de créations contemporaines, Marseille, Etude 1, mise en espace, dans le cadre d’actOral.4 en 2005.

Avis aux femmes d’Irak

CRÉÉ EN 2007

Avis aux femmes d’Irak

CRÉÉ EN 2007

De Martin Crimp

Mise en scène : Hubert Colas
Avec : Edith Mérieau
Vidéo : Patrick Laffont

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien de montévidéo

Crédit photo : Michel François, Sans titre (Sarah), 1998 / Collection Frac Île-de-France


La protection des enfants est une priorité.
Même un petit enfant sur une bicyclette devrait porter un casque. Et un bébé nouveau-né dans un avion devrait être attaché à sa mère.
Un enfant qui fait du roller devrait porter des genouillères.
Et des protège-coudes.
Un enfant qui fait du roller devrait porter des genouillères et des protège-coudes, ainsi qu’un casque.
Achetez un de ces trucs en plastique pour que les jeunes enfants cessent d’ouvrir les tiroirs de la cuisine : il y a des couteaux dedans.
Ne donnez pas aux enfants des petits jouets mécaniques : ils risquent d’avaler des pièces. C’est tentant, mais ne le faites pas.
Vérifiez les yeux des ours en peluche. N’achetez pas un ours en peluche si ses yeux sont mal cousus. Vérifiez le couinement de l’ours en peluche. Si vous pensez que le couinement risque d’effrayer votre enfant, ne l’achetez pas.
Si vous avez un chien, muselez-le – et si vous avez un chat, prenez garde à ce qu’il n’aille pas s’asseoir sur le visage de votre bébé.
Si vous avez un décrottoir devant la porte de votre maison, mettez du caoutchouc autour de la lame.
Votre maison est un champ de bataille potentiel pour un enfant : les coins de tables, les friteuses et les escaliers, particulièrement les escaliers, sont tous des sources potentielles de blessures.
Votre maison est un champ de mines.
Votre maison est un champ de mines – pensez simplement aux médicaments dans le placard à pharmacie – ou aux surfaces dures de la salle de bain – la baignoire – l’évier émaillé – ce sont des surfaces très dures.
Évitez les sols glissants.
Évitez les sols glissants et au premier signe de fièvre persistante, appelez un médecin, appelez immédiatement un médecin.
Le médecin viendra immédiatement au premier signe de fièvre persistante. Elle aura les médicaments les plus récents et les derniers moyens techniques.
Si nécessaire elle intubera.
N’ayez pas peur d’appeler votre médecin : elle attend votre appel, elle a passé toute sa vie à l’attendre.
Ce n’est pas une bonne idée de donner à votre enfant des pyjamas longs : il peut se prendre les pieds dedans.
Attention aux zips.
Évitez les zips, en particulier ceux en métal.
Donnez à votre enfant des produits frais.
Un enfant doit manger des fruits et les fruits ne doivent pas contenir de pesticides.
Le fruit doit être cultivé avec soin.
Les gens qui cultivent les fruits et la terre elle-même doivent être traités.
Assurez-vous en cas d’absorption de capuchons qu’ils n’obstruent pas les voies respiratoires.
S’il arrivait vraiment un accident, appelez tout de suite un médecin.
Le médecin supprimera tout de suite l’obstruction.
Expliquez la sécurité routière dès le plus jeune âge.
Expliquez que la circulation se fait dans les deux sens.
Expliquez ce que signifie un bonhomme rouge.
Apprenez dès le plus jeune âge à votre enfant ce que signifie le mot « orange ».
Expliquez combien l’eau est dangereuse.
Expliquez qu’on peut se noyer dans deux doigts d’eau.
Surveillez toute baignade.
Assurez-vous que votre enfant porte des lunettes de protection à cause des produits
chimiques dans l’eau.
Vous pouvez installer une piscine gonflable dans votre jardin mais n’oubliez pas que votre jardin est une zone de conflit potentiel.
Comme votre maison.
Comme votre maison, comme votre voiture, comme le livre à colorier de votre enfant, votre jardin est une zone de conflit potentiel.
Bien fermer les remises.
Fermez les remises.
Mettez les produits chimiques pour le jardin hors de portée.
Sécurisez les tuyaux.
Si vous avez une serre qui contient des semis, ne laissez pas l’enfant y entrer.
Quand votre enfant est dans le bassin, en train de crier dans le bassin, surveillez-le tout le temps et ne le laissez pas brûler.
Ne laissez pas brûler votre enfant.
Même par temps de brume il risquerait encore de brûler.
Même dans l’eau.
Même à l’ombre d’un arbre.
Même dans l’eau un enfant peut brûler.
Même au printemps c’est encore possible.
Le temps pour vous de couper l’herbe et tailler les bordures un enfant pourrait brûler, à cause des rayons très forts.
Évitez la lumière du soleil et sous un soleil de plomb et des rayons violents enduisez-le de crème.
Utilisez une bonne crème.
Utilisez une bonne marque.
Utilisez une crème fiable.
Si vous utilisez une bonne marque de crème fiable votre enfant ne brûlera pas.
Votre enfant ne brûlera pas si vous êtes généreux avec une crème fiable.
Si vous voulez des conseils sur le choix des marques de crème fiable, parlez-en à votre pharmacien.

Texte français Hubert Colas

Face au mur

Créé en 2006

Face au mur

Créé en 2006

De Martin Crimp

Mise en scène : Hubert Colas
Avec : Isabelle Mouchard, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Manuel Vallade et en alternance Pierre Laneyrie et Yuval Rozman
Scénographie : Hubert Colas
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Univers sonore : Zidane Boussouf
Lumières : Pascale Bongiovanni & Hubert Colas
Vidéo : Patrick Laffont
Régie Générale & son : Frédéric Viénot
Régie lumière : Fabien Sanchez
Régie plateau : Stéphane Luchetti

Trilogie composée des pièces Tout va mieux, Face au mur (traduction de l’anglais par Elisabeth Angel-Perez) et Ciel bleu ciel (traduction de l’anglais par Hubert Colas)

L’Arche Editeur est agent théâtral

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre du Gymnase de Marseille ; Festival d’Avignon ; Festival Perspectives de Sarrebruck, Allemagne.
Avec le soutien de montévidéo - centre de créations contemporaines

Crédit photo : Hervé Bellamy

> Créé au Théâtre du Gymnase à Marseille, du 27 février au 4 mars 2006


Dramaturge de la dérision, Martin Crimp s’affirme ces dernières années comme l’un des plus brillants auteurs du théâtre européen. Ses trois pièces courtes, Ciel bleu ciel (Whole blue sky), Face au mur (Face to the wall) et Tout va mieux (Fewer Emergencies), sont des projets singuliers qui nous entraînent dans les dédales d’un inquiétant univers urbain. Suite à un travail de mise en espace sur les textes Face au mur et Tout va mieux, Hubert Colas commande à Martin Crimp un troisième texte Ciel bleu ciel pour former cette trilogie.

« Cela part de rien. Il y a des êtres. Ils sont simplement là. Attendent-ils ou bien savent-ils quelque chose ? Quelque chose qu’ils vont nous révéler, nous apprendre, parce qu’ils sont là, devant nous, sans être des personnages. Il faut quatre acteurs nous dit l’auteur, 1 2 3 4. Ils viennent face à nous avec des mots simples mais très vite saisissants. Un reflet du monde nous parvient. Ce qu’ils disent, ce qu’ils décrivent, est comme là, sous nos yeux, une mémoire vivante de ce qui nous entoure dans les sociétés occidentales ; le calme semble-t-il… Et puis, tout à côté, ou peut-être même chez nous, tout vacille. L’effroyable au milieu du calme et du banal, arrive et nous frappe ou frappe des innocents, nos proches.
Il nous vient alors des images, on se souvient des actes commis dans des lieux publics, une mairie, une école, comme dans Face au mur où l’effroi et la violence entrent dans une banale salle de classe et sèment la terreur. C’est chez nous, dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos maisons, que la terreur peut entrer à tout moment.
« À l’abri de rien » pourrait être le sous-titre de ces trois pièces courtes. Sortant du théâtre, on nous apprend que pendant que nous étions bien assis confortablement sur nos fauteuils, à deux pas, des êtres sont blessés, peut-être morts.
Ces trois textes nous rappellent avec légèreté, humour et une violence froide que le confort, où le plus grand nombre d’entre nous se repose, nous fait oublier toute une partie du monde.
A tout moment, elle peut surgir face à nous, exprimant par n’importe quel moyen son désir de vivre. Exprimant peut-être par l’horreur, l’espoir d’une identité retrouvée. Si ces actes ne sont pas justifiables, rien ne justifie non plus que nos sociétés modernes ne recherchent pas, par de nouveaux chemins, une plus grande humanité entre les êtres. »
Hubert Colas

PRESSE

« Chirurgien de la dérision, Crimp ouvre les plaies et procède à d’étranges greffes. (…) Colas trouve aujourd’hui un parfait équivalent scénique à l’effrayante fluidité de la langue de Crimp. Sa mer de ballons est en fait une coulée de lave. »
René Solis, Libération

« Hubert Colas a toujours dépeint des individus en proie à une violence irrépressible. Sa singularité est d’avoir le chic pour styliser la sauvagerie intime et sociale qui s’est répandue dans un monde occidental aux pulsions à vif. Les trois courts textes qu’il a montés ici apparaissent tous d’une même féroce actualité. »
Joshka Schidlow, Télérama

« Evocation des réalités d’une société occidentale crispée sur la préservation de son identité, son obsession de la sécurité et de la stabilité, sa hantise maniaque de paraître : l’écriture de Martin Crimp témoigne de nos sociétés vouées au tout sécuritaire et fait émerger la consciences du manque d’humanité qui en découle. Une société sans projet et sans idéal, si ce n’est celui de garder ce qu’on a, est une société amnésique et insensée qui perd tout désir.
Pour autant, pas de grands discours théoriques sur scène ni débauche dramatique de désespoir : l’impasse absurde dans laquelle s’enfoncent les êtres de Face au mur apparaît à travers la naïveté et le ridicule de leurs propos. »
Fabienne Fillâtre, Ventilo, février 2006

EXTRAITS - Face au mur

Un aérosol – c’est ça — c’est bien ça — de sang qu’il n’avait pas prévu — il n’avait pas prévu l’aérosol de sang — ni le son — c’est bien ça — ni le son de ces enfants angoissés quand sa tête était sur l’oreiller blanc — sur l’oreiller blanc — ne m’aidez pas — quand sa tête était sur l’oreiller blanc à se représenter la scène — mais maintenant — ne m’aidez pas — mais maintenant c’est clair — et il y a un autre son — c’est quoi cet autre son ? — ne m’aidez pas, ne m’aidez pas — le son de son coeur — non — oui — oui — le son de son coeur — le son de son propre coeur — le son du coeur du tueur qui résonne dans la tête de tueur — c’est ça — c’est bien — qu’il n’avait pas prévu — il n’avait pas prévu le son de son propre coeur dans sa propre tête — remplissait sa tête — son propre coeur remplissant sa tête de sang — qui bat dans ses oreilles — fait battre ses oreilles de sang — comme un nageur — pas nageur — ne m’aidez pas — comme un plongeur — c’est cela — plongeant dans le sang — il est comme un plongeur plongeant dans le sang — c’est ça — c’est bien — très bien — il descend profond — il descend profond loin de la lumière — il plonge dans le sang — qui bat — qui bat dans ses oreilles et qu’est ce que tu regardes comme ça — hein ? — hein ? qu’est ce que tu regardes comme ça ? — retourne
toi — regarde ailleurs — non — retourne— toi — c’est ça — retourne—toi oui c’est toi le prochain — sois sage ou c’est toi le prochain — c’est ça — c’est bien — tu as vu
ce qui est arrivé à l’enfant A, tu as vu ce qui est arrivé à l’enfant B, tu as vu ce qui est arrivé à l’enfant C, tu as vu ce qui est arrivé à l’enfant C — non — oui — non — ne m’aidez pas — Pause. Ne m’aidez pas — (...)

Face au mur a été présenté :

- Au Bois de l’Aune à Aix-en-Provence, les 31 mars et 1er avril 2016.
- Au Rive Gauche à Saint-Etienne-du-Rouvray, le 27 novembre 2015.
- À La Passerelle Scène nationale de Gap, le 24 novembre 2015.
- Au Théâtre de Grasse, les 13 et 14 novembre 2015.
- À L’ Usine C, Montréal (Canada), du 23 au 25 Janvier 2014.
- À La Friche La Belle de Mai, Marseille, 16 et 17 janvier 2014.
- Au Lieu Unique à Nantes, du 24 au 26 mars 2010.
- Aux Espaces Pluriels à Pau, le 16 mars 2010.
- À Bonlieu - scène nationale d’Annecy, les 9 et 10 mars 2010.
- Au Théâtre National de La Colline à Paris, du 29 octobre au 27 novembre 2008.
- Au Théâtre Garonne à Toulouse, du 18 au 20 janvier 2008.
- Au Festival des Jeunes Théâtres d’Omsk, Russie, le 30 octobre 2007.
- Au Théâtres en Dracénie à Draguignan, le 23 octobre 2007.
- Au Théâtre du Gymnase à Marseille, du 9 au 13 octobre 2007.
- Au Festival Perspectives de Sarrebruck, Allemagne, du 8 au 11 juin 2006.
- Au Théâtre du Gymnase à Marseille, du 27 février au 4 mars 2006.

Jupiter

Créé en 2005

Jupiter

Créé en 2005

De Thomas Jonigk

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Thierry Raynaud, Frédéric Schulz - Richard
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Vidéo : Patrick Laffont

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien de montévidéo - centre de créations contemporaines.

Adaptation théâtrale du roman de Thomas Jonigk
Traduit de l’allemand par Georges-Arthur Goldschmidt - Editions Verdier.

Crédit photo : Patrick Laffont

- Créé à montévidéo - centre de créations contemporaines, le 4 Novembre 2005.


Jupiter est l’un des romans les plus troublants et les plus violents de la littérature allemande de ces dernières années. Troublant, parce qu’il s’agit moins ici d’homosexualité que de folie, et violent, moins par les scènes de masochisme que par le dédoublement constant du narrateur, devenu à la fois son propre bourreau et l’observateur implacable de ses dérives. Martin, jeune homosexuel au chômage, rencontre un jour, dans un bar, un homme qui le recueille, dont il tient la droguerie et promène les chiens monstrueux. Il s’avère assez vite que cet homme, Jürgen, a commis des actes de pédophilie sur sa propre fille, et que Martin ne l’a suivi et aimé que parce qu’il a lui - même été abusé, enfant, par son propre père. L’impossibilité de sortir du cercle infernal engendré par la relation au père apparaît dans la clôture vertigineuse du texte, dont les dernières phrases sont aussi les premières. Écrit dans une langue dont l’étrangeté calculée intègre pour les détruire tous les clichés répandus par la presse et la publicité, Jupiter est aussi une satire féroce d’un monde falsifié où la réduction de l’être humain à l’objet répond à une logique économique omniprésente, où le langage commercial fait appel au vocabulaire des sentiments, où tout discours contestataire dégénère en slogans creux.
Georges-Arthur Goldschmidt, traducteur

"(Flash-back)
Je me souviens exactement du jour. Dans un espace vert public, j’avais pratiqué les rapports sexuels autorisés au-dessus de 18 ans. Il échappe à mon appréciation de savoir par qui j’avais été jeté à terre et pénétré, car l’occasion ne s’était pas présentée d’avoir un contact visuel. Tout se déroula selon les règles.
En m’en allant, j’aperçus un jeune homme de mon âge, d’aspect agréable.
Il m’appela par mon nom : Martin.
Il m’appela par mon nom : Martin.
Je parlais avec lui. Non, Martin parlait avec lui.
Un battement de cil plus tard, je retrouvai Martin dans le logement de Harald.
J’étais, il était, non, nous étions depuis maintenant 15 minutes chez lui. Pourquoi nulle relation sexuelle n’avait-elle eu lieu ?
Il voyait mon aspect, non, l’aspect de Martin, mais n’avait même pas d’érection à offrir.
Je ne supportais pas d’être regardé. Je voulais m’en aller, mais Martin semblait se sentir bien là où il était."
Thomas Jonigk, extrait de Jupiter

"Le rôle principal dans la pièce Jupiter de Thomas Jonigk n’est jamais au premier plan. Il se soumet aux autres et s’inquiète pour les autres. Martin a un visage blanc, porte des chaussures blanches et un costume blanc. Martin a un visage noir, des chaussures noires et un costume noir. Sur scène, filmée par une caméra, sa présence est double. Un Martin parle en français, l’autre en allemand. Ils sont interprétés par Thierry Raynaud et Frédéric Schulz-Richard. Ils ne parlent jamais en même temps, ils ne bougent jamais en même temps. Dans la mise en scène d’Hubert Colas, deux écrans projettent le positif et le négatif d’un même personnage."
Patrica Czarkowski, Quotidien du festival Perspectives, Allemagne, juin 2006

Jupiter a été présenté dans les lieux suivants :

- Perspectives Festival, Sarrebruck, Germany (www.festival-perspectives.de), les 8 et 9 Juin 2006.
- montévidéo - centre de créations contemporaines, le 4 Novembre 2005.

Chto Interdit aux moins de 15 ans

Créé en 2005

Chto Interdit aux moins de 15 ans

Créé en 2005

De Sonia Chiambretto

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Claire Delaporte
Lumières : Encaustic - Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Vidéo : Patrick Laffont
Son : Nicolas Dick
Assistanat mise en scène : Sophie Nardone 

Assistanat scénographie : Nicolas Marie
Décors : Olivier Achez and Relax Factory

Production : Diphtong Cie
Co-production : Théâtre National de Marseille - La Criée ; Théâtre des Salins – National Stage, Martigues.
Avec le soutien de montévidéo - centre de créations contemporaines

Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers. Sonia Chiambretto est représentée par l’Arche, agence théâtrale.

Chto Interdit aux moins de 15 ans est le premier volet de la Chto Trilogie (composée des textes Chto Interdit aux moins de 15 ans, Mon Képi Blanc et 12 Sœurs slovaques).

Crédit photo : Patrick Laffont

- Créé aux Correspondances de Manosque, le 23 Septembre 2005, dans le cadre du festival actOral.4


"Le déclencheur de cette histoire est la description poétique d’une scène de guerre dans Agamemnon, texte que j’ai lu à une jeune fille tchétchène rencontrée à Marseille dans un centre d’apprentissage de la langue française. Elle arrive de Tchétchénie, en Europe. Elle a 18 ans. Elle fuit la guerre. Je lui demande de témoigner sur son voyage, j’enregistre son histoire.
Expériences de langue 1 Elle raconte son voyage dans la langue du pays d’accueil, la France. Elle parle encore très peu cette langue. 2 Quelques mois plus tard, elle me raconte la même histoire (le voyage). Elle parle plus sa nouvelle langue. Comment la langue se déplace - t-elle et joue t-elle sur la mémoire ? 3 Elle me raconte la même histoire dans sa langue (Tchétchène). Quand elle parle dans le micro, elle sait que je ne comprends pas, jusqu’où le témoignage est possible ?"
Sonia Chiambretto à propos de Chto Interdit aux moins de 15 ans

"Quand nous arrivons à Saint Pétersbourg ma mère avec grand-mère, ma soeur, ma nièce et moi Sveta, nous sommes prises par la police
Les militaires comme ça sur le quai
Ils ont pris ma mère avec grand-mère, ma soeur, ma nièce et moi Sveta
Ils [la police Russe] ont dit : Rah vous êtes tchétchènes Venez avec nous On fait une vérification On regarde votre papier Qui êtes-vous
Comme ça
Il y a un froid-là Il y a beaucoup de neige nos jambes s’enfoncent jusqu’aux genoux Ils nous font rentrer Nous sommes tous rentrés Ma mère grand-mère ma soeur ma nièce moi Sveta la police Russe comme ça
Ils ont dit [les policiers R] : Oh Pourquoi tu ne me regardes pas Quoi Tu as vu un fantôme ou quoi Quoi
Ils ont bu Ils ont fumé Ils sont comme fous comme ça"
Extrait de Chto Interdit aux moins de 15 ans

Chto Interdit au moins de 15 ans a été présenté :

- À La Passerelle - National Stage, Gap
- À la Comédie de Caen
- Au Lieu Unique, Nantes
- Au Théâtre de la Cité internationale
- Au Festival Contre-Courant
- À La Criée - Théâtre National de Marseille
- Aux Correspondances de Manosque

Gênes 01

CRÉÉ EN 2005

Gênes 01

CRÉÉ EN 2005

De Fausto Paradivino

Mise en espace : Hubert Colas
Avec : Nicolas Guimbard, Marianne Houspie, Pierre Laneyrie, Thierry Raynaud, Frédéric Shulz-Richard
Vidéo : Patrick Laffont

Production : Diphtong Cie ; montévidéo – centre de créations contemporaines
Traduit de l’italien par Philippe Di Méo - l’Arche Éditions (2005).

- Créé à montévidéo - centre de créations contemporaines, le 7 Juin 2005 and le 28 Septembre 2005 dans le cadre d’actOral.4, festival international des arts et des écritures contemporaines.


Considéré comme l’un des plus brillants auteurs italiens de la nouvelle génération, Fausto Paravidino est également acteur et traducteur (Shakespeare, Pinter). Il a écrit sept pièces dont Trincipollo, La Mallattia della Famiglia M, Genova 01 (Gênes 01) et Nuts (Peanuts, L’Arche Editeur, 2005).

Gênes 01, texte commandé par le Royal Court Theatre de Londres, est une chronique personnelle de la répression subie par les manifestants en juillet 2001 à Gênes pendant le sommet du G8. Les faits et témoignages s’y déroulent sous une forme qui évoque la tradition du choeur antique.
Dans un style concis, Fausto Paravidino questionne les faits qui ont mené à la mort de Carlo Giuliani, mais aussi la manipulation du langage et la nature réelle de la démocratie des régimes libéraux.

"...
- Les rumeurs les plus diverses commencent à circuler sur l’identité du mort.
- Un étranger - un punk bestial - un Black Block - un toxico.
- La nouvelle se répand à l’intérieur de la Zone Rouge, à Versailles.
- Un sous-secrétaire du gouvernement se rend auprès de Berlusconi et prononce ces mots : "Monsieur le Président, le mort est là."
- Non pas un mort, le mort. Celui qu’on attendait.
- Le soir, Bush sourit et déclare « Genova is very nice », on lui demande s’il sait qu’un manifestant est mort, il prend un triste visage de circonstance et affirme "Oh, yes it’s tragic".
..."
Fausto Paradivino, extrait de Gênes 01

"Ni critique facile, ni simplification du débat dans ce texte à la verve ironique, habilement mené comme une enquête policière qui donne au sujet une portée politique profonde, en soulignant les limites des fondements démocratiques de nos pays occidentaux.
Une mine pour Hubert Colas qui s’empare de Gênes 01 avec tact. Sur le plateau, deux tables, des micros et un homme avec un masque au sourire généreusement crétin, qui tape de la main sur fond de petites notes de guitare. Dans cette émission télévisée, ça suinte le cynisme. Juste comme il faut. Ce pourrait être une satire de Complément d’Enquête, un cousin plus acide des Guignols. Mais c’est bien plus que ça. Hubert Colas signe ici une mise en espace dont on se délecte."
Julie Vandal, La Marseillaise, septembre 2005

Gênes 01 a été présenté dans les lieux suivants :
- montévidéo - centre de créations contemporaines

HAMLET

CRÉÉ EN 2005

HAMLET

CRÉÉ EN 2005

De William Shakespeare

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec, au moment de la création : Patrick Albenque, Geoffrey Carey, Claire Delaporte, Patricia Garcia, Nicolas Guimbard, Mireille Herbstmeyer, Pierre Laneyrie, Boris Lémant, Isabelle Mouchard, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Xavier Tavera, Cyril Texier, Manuel Vallade.

Nouvelle distribution automne 2006 : Anne Alvaro, Geoffrey Carey, Sophie Delage, Claire Delaporte, Philippe Duclos, Denis Eyriey, Nicolas Guimbard, Pierre Laneyrie, Boris Lémant, Isabelle Mouchard, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Xavier Tavera, Cyril Texier.

Assistanat mise en scène : Sophie Nardone
Costumes : Cidalia Da Costa
Lumières : Encaustic
Vidéo : Patrick Laffont
Assistanat vidéo : Emilie Fouilloux
Son : Jean-Marc Montera
Musique : Arvo Pärt, Aphex Twin
Direction technique : Arié van Egmond
Régie plateau : Thomas Bernad
Régie son : Arnaud Pillon
Construction décor : Olivier Achez, Eric Apolloni, Souf Badra, Thomas Bernad, Stéphane Brisset
Maître d’arme : Gaël Quivrin
Maquillage et coiffure : Sophie Niesseron
Stagiaire scénographie : Tiphaine Cazenave
Stagiaire mise en scène : Diego Aramburo

Production : Diphtong Cie
Coproduction : La Criée - Théâtre National de Marseille ; La Halle aux Grains - scène nationale de Blois ; Théâtre des Salins - scène nationale de Martigues.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.
Avec le soutien de l’ADAMI ; la Spedidam ; montévidéo – centre de créations contemporaines ; l’Alliance Française de La Paz (Bolivie) ; l’Ambassade de France en Bolivie ; Air France.
Remerciements à l’Association Française d’Action Artistique (AFAA) et Anne Frémiot.

Traduction et adaptation : Hubert Colas assisté de Sophie Nardone et avec la collaboration d’Anne Frémiot

Crédit photo : Patrick Laffont

- Créé à La Criée - Théâtre National de Marseille, du 3 au 12 mars 2005.


« En créant Mariage de Gombrowicz, l’idée de monter Hamlet de Shakespeare s’est imposée à moi.
Mariage comme une part rêvée d’Hamlet.
Une satire d’Hamlet ?
L’invention d’une langue, la parodie des situations, l’illusion du pouvoir, l’intrusion du rêve comme projection de la réalité qui nous entoure chez Gombrowicz, m’ont conduit vers Shakespeare.
C’est l’histoire d’un bouleversement, d’une mise en conscience de l’homme par l’homme, une projection de ses démons dans le corps et la conscience des autres. L’histoire de l’incertitude, d’une incertitude.

Écouter, rêver, où suis-je ?, où est l’autre, comment est l’autre, son propre corps résonnant dans le fantasme et la projection inaccessible d’un père, d’une mère, d’un autre rêvé, de l’homme ... »
Hubert Colas

« À Marseille, Hubert Colas, metteur en scène, accompagnait son public vers un état de grâce qu’on aurait souhaité ne plus avoir à quitter. (…) Doucement finement, intelligemment, il laissait respirer dans le coeur de chacun, et chacun à son rythme, le drame élisabethain. (…) La tragique histoire d’Hamlet, Prince de Danemark, dans la mise en scène, scénographie, adaptation d’Hubert Colas, est un travail d’une rare maturité et d’une élégance extrême. (…) La langue est un sol ferme mais malléable, un territoire sur lequel le talent des uns et des autres s’exprime. Mené par Thierry Raynaud en Hamlet impérial, facétieux, capricieux, déterminé et intense, ce drame intime tout autant que politique s’agrippe à nous et provoque le vertige . (…) Alors on aime, de plus en plus, ardemment, passionnément, cet objet-là proposé en partage équitable par Hubert Colas. On est, comme pourrait le dire également Christine Angot de la littérature, amoureux de ce théâtre qui nous accueille et nous parle et auquel nous répondons. »
Joëlle Gayot, France Culture, mars 2005

« Jouant tout en montrant ostensiblement qu’ils jouent, les acteurs - canailles nous amènent de surprises en surprises avec humour, insolence. Et émotion adolescente. Risquant des images insensées, des scènes anglais - français, des images vidéo oniriques, des jeux de perception au bord du fantastique, des nus invraisemblables, aussi, Hubert Colas réussit constamment à nous guider dans un no man’s land d’impressions oubliées et de songes enfouis, avant la vie, après la mort ? Il touche à d’étranges mystères. En quasi initié… Rien que pour cet Hamlet-là, le cru avignonnais 2005 est déjà une fascinante réussite. »
Fabienne Pascaud, Télérama, juillet 2005

« Le Hamlet monté par Hubert Colas au Gymnase d’Aubanel, à Avignon, est taillé dans l’étoffe des songes et des ombres. Taillé dans l’étoffe du théâtre, aussi, dans les pouvoirs et la beauté de ses simulacres, quand le monde n’est plus que mensonges, empoisonnement lent des corps et des âmes par un usage corrompu des mots et des choses. (…) Et puisque donc tout est simulacre en ce monde, revenir à l’essentiel : le simulacre assumé du théâtre, que le metteur en scène Hubert Colas déploie avec une éblouissante beauté plastique. Sa scénographie est une épure somptueuse qui, sauf chez Daniel Janneteau et Stéphane Braunschweig, n’a pas d’équivalent dans le théâtre français actuel. »
Fabienne Darge, Le Monde, juillet 2005

Hamlet a été présenté :

- À La Criée - Théâtre National de Marseille, du 30 novembre au 3 décembre 2006.
- Au Théâtre National de Chaillot, du 8 au 19 novembre 2006.
- À La Rose des Vents - scène nationale de Villeneuve d’Ascq, du 5 au 8 avril 2006.
- Au Théâtre de La Place à Liège, Belgique, du 30 mars au 1er avril 2006.
- Au Théâtre du Granit, scène nationale de Belfort, du 16 au 18 novembre 2005.
- Au Festival d’Avignon, du 9 au 14 juillet 2005.
- À La Halle aux Grains - scène nationale de Blois, les 27 at 28 avril 2005.
- Au Théâtre de Nice - centre dramatique national, du 6 au 8 avril 2005.
- Au Théâtre de La Passerelle - scène nationale de Gap, le 1er avril 2005.
- Au Théâtre des Salins - scène nationale de Martigues, le 18 mars 2005.
- À La Criée - Théâtre National de Marseille, du 3 au 12 mars 2005.

Notes de cuisine

CRÉÉ EN 2002

Notes de cuisine

CRÉÉ EN 2002

De Rodrigo Garcìa

Mise en scène : Hubert Colas
Avec : Elie Baissat, Florence Coudurier, Thomas Gonzalez, Martin Kamoun, Antoine Lunven, Hélori Philippot, Faustine Roda, Claire Rommelaere.
Assistanat mise en scène : Jean-Christophe Mas

Production : Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes
Avec le soutien de montévidéo – centre de créations contemporaines

Crédit photo : Patrick Laffont

- Créé à montévidéo - centre de créations contemporaines”, Marseille, les 5, 7 et 8 novembre 2002.


Dans le cadre du projet « Ateliers d’auteurs/metteurs en scène » : à l’initiative de l’ERAC (École Régionale d’Acteurs de Cannes), Hubert Colas propose aux élèves une rencontre sur l’écriture contemporaine d’auteurs/metteurs en scène.

Les travaux des metteurs en scène-auteurs posent, de fait, au-delà de la direction d’acteurs, de la définition d’espace ou de la scénographie, la question de la création de leur propre écriture. Ce travail spécifique accompagne pour le metteur en scène le travail d’auteur et aboutit généralement à des spectacles où le rapport au langage, à la parole, tient une place prépondérante.
La gageure de ces ateliers a été de demander à des metteurs en scène - auteurs de se déprendre de ce geste intime et de s’approprier l’écriture d’un autre auteur - metteur en scène.
Quinze élèves en troisième année de l’École Régionale d’Acteurs de Cannes ont été invités à être les témoins - acteurs de ces « rencontres », l’une entre Alain Béhar et Didier-Georges Gabily, l’autre entre Hubert Colas et Rodrigo Garcia.

“G. - Recettes pour les pauvres.
Polenta à l’herbe. Mélangez à la polenta un peu de tanaisie.
Polenta aux deux herbes. Mélangez à la polenta un peu de tanaisie et de fleurs de sureau séchées.
Et voici maintenant une recette spéciale fêtes et grandes occasions : polenta aux trois herbes. Mélangez à la polenta un peu de tanaisie, des fleurs de sureau séchées et un jus de coquelicots rouges.”
Rodrigo Garcia, extrait de Notes de Cuisine

Notes de Cuisine a été présenté :

- À montévidéo - centre de créations contemporaines, les 5, 7 et 8 novembre 2002.

Extaciones

Créé en 2002

Extaciones

Créé en 2002

De Eduardo Calla
Mise en scène et scénographie : Hubert Colas

Avec : Diego Aramburo, Eduardo Calla, Patricia Garcia, Cristian Mercado, Glenda Rodriguez, Thierry Raynaud, Suzana Villaroel

Lumières : Encaustic - Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Video : Isaac Rivero
Assistanat technique : Miguelangel Estellano

Production  : Diphtong Cie,
En Coproduction avec l’Alliance Française de Bolivie et UTOPOS

Création réalisée avec le soutien de l’Ambassade de France en Bolivie et l’AFAA (Association Française d’Action Artistique).

- Création à Cochabamba en Bolivie, le 4 septembre 2002, suite à une résidence.


En avril 2002, sur l’invitation de l’AFAA, de l’Alliance Française et de l’Ambassade de France de Bolivie, Hubert Colas présente au Festival International de la Paz (FITAZ) Nouvelle Vague de Christine Angot avec Thierry Raynaud et une première lecture publique d’Extaciones d’Eduardo Calla (texte écrit à montévidéo).

« Trois enfants oppressés ne sachant plus où se vit la famille dérivent dans un délire obsessionnel pour retrouver une raison de vivre ensemble.
(…)
Dans Extaciones, on entend ce mot : Famille.
Ce tendre mot, cet endroit. Là où l’on se voit naître et vivre les premières expériences.
Lieu de tous les amours et de tous les méfaits. Lieu de toutes répressions et de toutes naissances.
Un jour on voit naître la question de liberté.
Un jour, car enfin pour savoir de soi, un jour vient où la paroi du miroir se brise.
La question de la première fois se pose. Et ce chemin, où l’on court depuis l’enfance le regard rieur sans se poser un instant, il est là sous nos yeux.
Et d’un coup il est moins rieur ce chemin. Il se précipite sous nos jambes. »
Hubert Colas

Extaciones a été présenté :

- à Cochabamba en Bolivie, le 4 septembre 2002, suite à une résidence.

Comment cela est-il arrivé ?

CRÉÉ EN 2002

Comment cela est-il arrivé ?

CRÉÉ EN 2002

De Joris Lacoste

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Jonathan Bidot, Virgile Coignard, Pierre Laneyrie, Boris Lémant, Thierry Raynaud, Peggy Péneau, Frédéric Schulz-Richard, Xavier Tavera
Création lumières : Encaustic - Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Musique et chant : Kill the Thrill
Vidéo : Patrick Laffont, Marie Maquaire
Direction technique : Arié van Egmond

Production : Diphtong Cie
Avec le soutien du Théâtre des Bernardines, du Théâtre du Merlan - scène nationale de Marseille et de La Criée - Théâtre National de Marseille.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé à montévidéo - centre de créations contemporaines, les 10, 11, 12, 17, 18 et 19 juillet 2002, dans le cadre d’actOral.1, festival international des arts et des écritures contemporaines.


« Je voulais écrire un texte qui soit de théâtre par la seule force de son mouvement, de sa pulsation, de son souffle : creuser dans la matière, travailler dans la langue morte, se rapprocher du corps, chercher le cri, faire le geste et dire le mot. Rien d’autre qu’un homme qui parle, donc, qui court après sa parole et son histoire brisée en petits morceaux : fragments de ville hostile et visions d’une communauté perdue, multiplication des noms propres et métamorphose des désirs, « tentative de récupération de soi-même ». Comme invoquant une mythologie intime qui se dérobe sans cesse sous ses pieds. Comme cherchant dans la parole un salut impossible. Car au bout du compte il n’y a rien - il n’y a pas de « Sens », il n’y a pas de « Sujet ». Un adieu à l’adolescence, en somme, dans un dernier tourbillon trépidant. »
Joris Lacoste

« Je fus un homme et regardez-moi bien. Je veux dire je parle, j’allais souvent dans mon corps et mes amis tout autant : Mathieu et Pierre, mon frère impossible rue Saint-Martin se levant, se traînant par-devant les autres et cætera vous me suivez, je ne mens jamais ;
par-devant les autres et derrière à mieux s’absorber de peur ou d’aventure frottant la chaussée, grimaçant en pires travers et toujours vite les voitures
passaient, les uns traversaient la rue s’inventaient des noms de guerre, couraient après les fillettes, malades et de loin se moquant,
traversaient la rue et rentraient à la maison. C’est bien ce que je dis ? C’est bien ou c’est mal ? »

« Avant de lire les pièces de Joris Lacoste, on prend son souffle, on se met en apnée et on se lance. À corps perdu dans un précipité de mots, dans un flux de phrases, dans un jet tendu de paroles qui sortent, comme expulsées, à gorge déployée, de la bouche de l’auteur. Joris Lacoste, c’est lui. Auteur de théâtre ? Pas tant que ça. Ne chercher dans ses écrits ni dialogues ni répartition convenue des répliques aux uns ou aux autres. Auteur de théâtre ? Tant et tellement que lorsqu’on lit ses textes, on se les lit à voix basse, on les dit à voix haute, on les déclame, on ne les lit plus, on les hurle. Auteur, certes, mais de ce théâtre nouvelle manière, nouveau genre, ce théâtre insolent, qui va chercher ailleurs de quoi se régénérer, se refaire une santé, se redéfinir. S’ouvrir. »
Joëlle Gayot, UBU n°24/25, avril 2002

Comment cela est-il arrivé a été présenté :

- À montévidéo - centre de créations contemporaines, les 10, 11, 12, 17, 18 et 19 juillet 2002, dans le cadre d’actOral.1, festival international des arts et des écritures contemporaines.

Purifiés

CRÉÉ en 2001

Purifiés

CRÉÉ en 2001

De Sarah Kane

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Jonathan Bidot, Jeanne Casilas, Virgile Coignard, Vincent Dissez, Franck Frappa, Peggy Péneau, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Xavier Tavera
Lumières : Encaustic – Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Univers sonore : Jean-Marc Montera
Costumes : Cidalia Da Costa et Peggy Péneau
Images : Laurent Garbit
Assistanat images : Jean-Christophe Aubert
Danse : Isabelle Mouchard
Sculptures : Françoise Hamel
Direction technique : Xavier Fananas
Traduction : texte traduit de l’anglais par Evelyne Pieiller.

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre des Bernardines ; Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec le soutien de montévidéo - centre de créations contemporaines ; La Halle aux Grains - scène nationale de Blois ; le Théâtre - scène nationale de Mâcon.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Théâtre des Bernardines à Marseille, du 27 novembre au 15 décembre 2001.


« Dans Purifiés, on se drogue, on se tue, on change de sexe. Électrochocs, torture, séances de peep-show. Couple homosexuel, couple incestueux. On oscille entre tragique et grotesque. Mais Kane ne se livre pas à des variations sur ce qui pourrait apparaître comme ses thèmes préférés. Elle refuse encore plus vigoureusement tout « réalisme », elle nous propulse dans la réalité de l’imaginaire, on est passé de l’autre côté, celui des fantômes et des ombres de la nuit, la nuit des corps et des âmes. Mais ce n’est pas parce que la vie selon Kane, la vie qui importe, celle qui tout entière tient dans le lien à l’autre, à soi, est pour l’essentiel un malentendu, qu’il faut en pleurer. Purifiés parfois s’éclaire d’un rire, d’une grâce. Peu importe. Peu importe qu’on soit ou non sensible à ce qui, de plus en plus, apparaît comme une quête de l’amour, une dénonciation de l’amour comme fantasme, une aspiration à l’amour dépouillé de désir. Purifiés, au fil de sa galerie de supplices et de sketches par instants poignants, sème le trouble en brouillant tous les repères, crée du désordre en proposant une représentation impossible, et élabore un style qui permet de passer du trivial au fantastique, du vulgaire à l’élégiaque, pour accueillir la possibilité de l’innocence. Une innocence d’après la faute, et la souffrance, et la perte. Une petite innocence fragile, vacillante, qui, simplement, au terme de la représentation, a eu lieu. »
Evelyne Pieiller, traductrice de Purifiés, pour la revue UBU

« Chacun reste debout nu, à regarder le corps de l’autre.
Ils s’étreignent lentement.
Ils font l’amour, lentement d’abord, puis fort, vite, dans l’urgence, et chacun découvre que le rythme de l’autre est le même que le sien.
Ils jouissent en même temps, et restent allongés, enlacés, lui toujours en elle.
Un tournesol jaillit à côté de leurs têtes et entame sa croissance. »
Sarah Kane, extrait de Purifiés

PRESSE

« Purifiés est sans doute l’une des œuvres où transparaît le plus l’écartèlement entre l’aspiration à un idéal qu’il soit amoureux ou poétique, et la terrible trivialité de l’existence. La tension dramatique est toute entière inscrite dans cette impossibilité à donner autrement que l’excès une traduction concrète à notre soif d’absolu. Hubert Colas s’est immergé dans les méandres de cette pièce. Lui-même auteur, il est sans doute l’un de ceux qui est le mieux placé pour déminer cette langue effilée comme une lame de rasoir. Comment représenter ce qui touche à la limite de l’irreprésentable ? Ne pas être ni dans la fascination du voyeur, ni dans une trop grande mise à distance qui déminerait la charge. Certainement en faisant confiance au texte. Hubert Colas s’appuie presque littéralement dessus. Tout est dit, tout est, précisément formulé, justement parce que l’on touche à l’innommable, cet endroit où les mots sont toujours en deçà de l’expérience concrète. L’écriture de Sarah Kane est sans doute parfois mal- adroite dans sa dimension obsessionnelle, mais on ne peut pas rester indifférent à cette brûlure, ce souffle qui dépasse la notion d’œuvre. Pas de savoir faire, pas d’aspiration à la postérité juste une nécessité. »
Fred Kahn, Le Pavé, décembre 2001

« À cause de son extrême violence, Purifiés, qui semblait avoir comme propos la limite même de ce qu’on peut porter à la scène, faisait peur. Projetant ses contemporains dans une barbarie que l’on tolère pourtant lorsqu’il s’agit de Shakespeare, Purifiés attendait son démiurge.
Tournant le dos à un réalisme qui aveuglait ses pairs, Hubert Colas décide de lire le texte comme le plus troublant des poèmes, nous le livre en préservant la distance de l’écriture, s’attache à le mettre en scène comme une somme de métaphores du désir. Dans un univers qui vibre des émotions du cinéma, il nous entraîne dans une suite d’images que ne renieraient ni Lynch ni Kubrick, pour tisser des liens réunissant autour d’un dealer « doctor love », les protagonistes d’une petite communauté installée dans une université.
Entre les murs de cette école de la fureur de vivre, une jeunesse se brise à multiplier les tentatives de trop vouloir aimer. C’est dans la chair des corps que Sarah Kane inscrit ses fantasmes de l’infini amour envers lequel tous ont le projet de tendre. Et Hubert Colas bouscule les morales pour faire entendre la justesse de son témoignage. »
Patrick Sourd, Théâtres, décembre - janvier 2003

Purifiés a été présenté :

- Au Théâtre Garonne à Toulouse, du 13 au 21 mars 2003.
- À La Halle aux Grains à Blois, le 7 mars 2003.
- Au Théâtre Antoine Vitez à Aix-en-Provence, les 11 et 12 février 2003.
- Aux Ateliers du Rhin – Théâtre de la Manufacture à Colmar, du 5 au 7 février 2003.
- Au Théâtre National de Strasbourg, du 16 au 31 janvier 2003.
- Au Théâtre des Bernardines à Marseille, du 27 novembre au 15 décembre 2001.

Fidelio

CRÉÉ EN 2001

Fidelio

CRÉÉ EN 2001

Opéra en deux actes de Ludwig van Beethoven

Livret de Joseph Sonnleithner et Georg Friedrich
Treitschke,
Fidelio ou le mouvement fou de l’espoir
Direction musicale : Sébastien Lang-Lessing
Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Ruben Amoretti (ténor), Armand Araplan, Andrew Greenan (basse), Olaf Haye (baryton), Elisabeth Meyer-Topsoe (soprano), Isabel Monar (soprano), Patrick Raftery (ténor)
Images : Marie Jo Lafontaine
Costumes : Cidalia Da Costa
Lumières : Pascale Bongiovannni and Hubert Colas
Assistanat mise en scène : Jean-Christophe Mast
Assistanat à la scénographie : Erwan Greff
Régie Vidéo : Jean-Christophe Aubert
En Stage à la mise en scène : Augustin Bécard et Justin Morin

Avec l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy
Direction : Philip White
Avec le Chœur de l’Opéra national de Lorraine
Direction des études musicales : Henri Farge

Production : Opéra National de Lorraine.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé à l’Opéra National de Lorraine les 5, 7, 10, 13 et 16 juin 2001.


« L’inouïe terreur
Que faut-il faire de soi lorsque, plus que la mort qui nous ravit les êtres aimés et nous désespère de vivre, le destin nous les dérobe sans laisser de trace ?
Pas de deuil possible, la disparition de l’être aimé, sans corps à pleurer, nous met face à un vide, à un abîme sans fond. L’être aimé : il n’existe pas, il n’a jamais existé et notre sentiment, notre amour est devenu un rêve éveillé qui pleure un deuil froid impossible à assouvir.
Le drame de Léonore rejoint les grandes figures des tragédies de l’attente. L’oeil à l’horizon, l’espoir du retour, de l’impossible abandon, de ces nuits où l’on sent vivant encore à côté de nous celui qui n’a plus d’existence. Mais Léonore porte aussi en elle une figure moins contemplative. La disparition de l’aimé, cette terreur inouïe qui rend l’existence inerte et l’âme la plus fidèle à l’état d’ombre vivante, fait jaillir en Léonore une véritable folie du désespoir. Comme si pour être fidèle à soi-même il fallait disparaître.
La fidélité en l’amour transforme sa personne. Une autre Léonore apparaît : Fidélio libérateur de l’infamie. Celle qui aura la force dans cette descente aux enfers de ramener à la lumière celui que la tyrannie avait condamné à disparaître. Plus qu’un acte politique ou une fable historique, Fidélio dévoile l’humain dans toute son aspiration aux dépassements de lui-même. Fidélio incarne le triomphe de la volonté et de l’espoir face aux mouvements du monde et à leurs destinées tragiques, l’amour de l’autre serait le remède. »
Hubert Colas

PRESSE

« C’est la première fois qu’ Hubert Colas travaille un opéra. Il l’a choisi tragique et intime à la fois, centré autour de la figure exemplaire d’une femme opiniâtre, audacieuse, et d’un sentiment ici persistant : l’amour comme maître mot d’une vie.
En entrant dans la salle, on sent déjà l’homme de théâtre. Les spectateurs s’installent et sur le plateau à vue, Léonore se déshabille, se rhabille et devient Fidélio. Le rideau tombe, la musique jaillit, le drame naît.
Le décor est profond, noir comme le souterrain dans lequel est enfermé l’époux Florestan. Soumis au diktat arbitraire d’un gouverneur inique. L’espace est nu et vide. Il y a juste (mais le détail est d’importance) un ciel projeté en vidéo au-dessus de la scène. Sur l’écran les nuages défilent, s’alourdissent et obscurcissent le plateau. Ils donnent à la représentation son sens et impulsent le mouvement. Les chanteurs sont statiques, ils chantent avant de jouer. Tout le reste est pris en charge par une scénographie judicieuse qui les accompagne, les soutient, les encadre. Le ciel devient brasier, flamme de l’enfer ou étendue d’eau inquiétante. L’écran vidéo prend le théâtre à son actif et se charge de relayer l’émotion suscitée par le chant. C’est remarquablement fait, maîtrisé et tenu. Hubert Colas joue de l’espace et en fait son allié. »
Joëlle Gayot, chronique France Culture profession spectateur, juin 2001

Fidelio a été présenté :

- À l’Opéra national de Lorraine, les 5, 7, 10, 13 et 16 juin 2001.

4:48 Psychose

CRÉÉ EN 2001

4:48 Psychose

CRÉÉ EN 2001

De Sarah Kane

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Jeanne Casilas, Claire Delaporte, Mathieu Genet, Thierry Raynaud et Guillaume Vincent
Son : Jean-Marc Montera
Lumières : Pascale Bongiovanni
Vidéo : Eric Vinagre
Elément du décor : Tryptique Tournesol 1998 de Solange Triger (Œuvre de la collection du Frac Provence Alpes Côte d’Azur)
Remerciements : Grégoire Martin-Bled et Blandine Masson

Ce cycle a été organisé en collaboration avec le Théâtre des Bernardines, le Théâtre du Merlan - scène nationale de Marseille et la participation du Jeune Théâtre National.

Le texte est publié chez L’Arche Editeur.

Crédit photo : Laurent Garbit

La fin de l’amour et Ces objets aimés qui d’habitude ne parlent pas

CRÉÉ EN 2000

La fin de l’amour et Ces objets aimés qui d’habitude ne parlent pas

CRÉÉ EN 2000

La fin de l’amour
De Christine Angot

suivi de :

Ces objets aimés qui d’habitude ne parlent pas
De Hubert Colas

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Juliette Bineau, Vincent Dupont, Dominique Frot, Françoise Klein, Boris Lémant, Peggy Péneau, Thierry Raynaud
Assistanat mise en scène : Alexandra Tobelaim
Musique : Jean-Marc Montera
Régie vidéo : Stéphane Moinet
Vidéo : Dominik Barbier
Assistanat vidéo : Stéphane Moinet, Anne Van Den Steen, Ludovic Pré
Lumières : Pascale Bongiovanni and Hubert Colas
Costumes : Malika Hjij
Réalisation décor : Abus De Surface, Dominique Pranlong-Mars
Construction décor : Sylvain Gorget
Direction technique : Xavier Fananas
Régie plateau : Alexandre Mazeres

Production : Diphtong Cie
Co-production : Théâtre du Merlan – National Stage, Marseille ; Le Théâtre – National Stage, Mâcon ; Fearless Médi@terranée ; GRIM.
Avec le soutien de : Théâtre des Bernardines – Marseille ; École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille ; Perfects Technologies Sud ; Lieux Publics - centre national de créations des Arts de la Rue, Marseille.
Remerciements à : Locatel Vidéo Professionnel ; Lecourtier Location ; M.Michel Enrici - directeur de l’ENSAM ; Emmanuelle Pertus ; Agnès b. ; Jean-Luc Spagnolo ; Jules D. ; Anne R. ; Jérôme Dorvault.
La Fin de l’amour est une commande de Diphtong Cie faite à Christine Angot et a bénéficié de l’aide à la création, commande aux auteurs, du Ministère de la Culture.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille, du 2 au 11 mars 2000.


La fin de l’amour, c’est ce qui nous fait peur, mais j’en connais qui n’ont jamais commencé, peut-être il vaut mieux, non, la fin de l’amour ça fait peur. Surtout que ça irradie, l’amour tel qu’on entend, l’amour de la vie, l’amour de tout, de vivre, de travailler, de rencontrer, de durer, c’est ce qui fait le plus peur de tout la fin de l’amour.
Non ? Non. Certains répondent non, il y a la fin tout court.
Je n’y pense jamais mais à la fin de l’amour tout le temps, tous les instants, tous les instants de ma vie, tous.
La fin de l’amour, il n’y a même qu’à ça que je pense et ça arrive, régulièrement, tout le temps.
Christine Angot

« ALEATOIRE
Françoise
Mes histoires d’amours, elles commencent pas tout fait. Elles finissent. Oui, elles finissent. Elles se désagrègent. C’est… Ça tombe. On ne peut pas vraiment parler d’histoires d’amours. Parce que… Elles ne commencent pas vraiment. Elles tournicotent. Elles sont là, pas là, plus là. Ça tient pas. J’ai beau planter des arbres, des arbustes, des trucs qui poussent dans des pots. Y a un truc qui ne prend pas. Ça reste sec. On n’a pas de fleurs avec mes amis. À la campagne. J’ai pas essayé la campagne. Peut-être que je devrais essayer la campagne. Au calme. Avec un agriculteur. Un mec qui fait pousser des trucs. Un homme de gazon. On aurait pleins de pommes. Voilà, je veux bien essayer. »
Hubert Colas, extrait de Ces objets aimés qui d’habitude ne parlent pas

« (…) Il suffit d’accepter que la première partie de ce spectacle soit un one-woman show avec une Christine Angot incarnée par une comédienne qui prend ce texte en bouche comme personne : Dominique Frot. (…)
Et si l’on voulait une seule preuve de la force du texte d’Angot, ce serait bien celle-là, cette comédienne à l’immense expérience se laissant dépasser par l’événement. Impossible pour elle de constamment maîtriser ses émotions, les larmes lui viennent sans contrôle et, d’une certaine manière, on a du mal à lui en vouloir. On assiste à un déballage d’intime qui ne peut laisser de côté aucun des spectateurs. Le thème est dans le titre : la fin de l’amour »
Pierre Hivernat, Les Inrockuptibles, mars 2000

La fin de l’amour et Ces objets aimés qui d’habitude ne parlent pas ont été présentés :

- Au Théâtre Garonne à Toulouse, du 19 au 28 octobre 2000.
- Au Théâtre du Hangar / CTM à Montpellier, du 10 au 14 octobre 2000.
- Au Théâtre - scène nationale de Mâcon, les 16 et 17 mars 2000.
- Au Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille, du 2 au 11 mars 2000.

Nouvelle vague

Créé en 1999

Nouvelle vague

Créé en 1999

De Christine Angot

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Thierry Raynaud
Vidéo : Dominik Barbier
Lumières : Pascale Bongiovanni - Hubert Colas
Univers sonore : Jean-Marc Montera
Régie générale : Xavier Fananas

Production : Diphtong Cie ; Théâtre des Bernardines ; Fearless Médi@terranée
En collaboration avec le Théâtre du Merlan - scène nationale de Marseille ; Le Théâtre - Scène nationale de Mâcon.
Remerciements à La Chartreuse - Centre National des Ecritures du Spectacle ; Le Théâtre de la Cité Internationale.

Nouvelle vague fait partie de L’Usage de la vie, un volume regroupant quatre pièces de Christine Angot : L’Usage de la vie, Corps plongés dans un liquide, Nouvelle vague et Même si, et parus dans la collection Mille et une nuits chez Fayard.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Théâtre des Bernardines à Marseille, du 23 novembre au 4 décembre 1999.


« Frédéric partit un beau matin pour se tuer sur les rivages, vêtements endimanchés soigneusement pensés et mis dans le sac. Il préparait la cérémonie finale avec le souci d’être un beau mort ou bien était-ce pour partir au-delà en habit neuf. Cette autre peau, il l’offrira à Catherine, cette amoureuse sortant des eaux qui le sauvera se croyant sauveteur.
Union de ces êtres qui s’aimeront sans besoin de chair. Les mots, les effleurements, la terre, les lieux souvenirs vivants, la simultanéité du passé, des sensations avec la répétition des actes encore présents, les fait un.
Une seule et unique personne.
Une seule âme pour deux.
Une enveloppe cloisonnée en deux souffles qui respirent d’un même coeur. Loin du monde, Frédéric fait entendre ce chant, doux, presque souriant, des meurtrissures du corps. Enfant qui ne se reconnaît pas dans son regard adulte. Adulte qui n’a jamais su calmer les plaies de l’enfance.
Avec là aussi ces grandes envies de rire parce que c’est trop, parce que je comprends rien, parce que je t’aime, parce que ... À partir de là, ça ne se raconte pas.
Pas là. »
Hubert Colas

PRESSE

« On sait le défi théâtral que constitue un monologue. Hubert Colas a réussi une osmose parfaite entre la scénographie, l’interprétation et le texte. Et l’on a rarement vu comédien faire davantage corps avec une écriture. Thierry Raynaud incarne naturellement, dans sa musicalité, dans son flux obsessionnel, la langue de l’écrivain. Nouvelle vague est l’histoire d’une rédemption cher payée et tant de dureté exprimée débouche sur un ineffable apaisement. Thierry Raynaud, au milieu des vagues, livre son cœur nu, sans exhibitionnisme ni pudeur, se délivre. »
Dominique Allard, Le Pavé de Marseille, décembre 1999

« Thierry Raynaud livre dans la fragilité de sa solitaire présence, toute la force de son interprétation : à fleur de peau, porté par une troublante détermination, pas une seconde il ne lâche prise, entraînant le spectateur malgré lui dans les méandres de cette parole tortueuse, heurtée à l’envi, mais que son jeu illumine, douloureusement crue mais surmontant toute tentation pathétique, obsessionnellement circulaire jusqu’à en provoquer la perte de sens que le comédien toujours rattrape, repêche, embrasse d’un sourire à peine, d’un regard ou encore d’un silence prolongé parfois jusqu’à risquer de nous livrer à l’hypnose du magnifique stratagème audiovisuel. Le rejet n’a plus de prise. Entreprise de fascination réussie. »
Delphine Huetz, Taktik, décembre 1999

Nouvelle vague a été présenté :

- Au Théâtre de Cherbourg, scène nationale de Cherbourg-Octeville, les 8 et 9 mars 2001
- À La Halle aux grains, scène nationale de Blois, les 8 et 9 février 2001
- Au Théâtre du Saulcy, action culturelle, Université de Metz, du 16 au 18 janvier 2001
- Au Théâtre national de Bretagne à Rennes, les 17 et 18 novembre 2000, dans le cadre du festival Mettre en scène
- Au Théâtre Jean Vilar à Montpellier, le 29 mars 2000
- Au Théâtre Molière – scène d’Aquitaine à Bordeaux, du 21 au 24 mars 2000
- Au Théâtre La Passerelle – scène nationale de Gap, le 27 janvier 2000
- Au Théâtre Les 4 Saisons du Revest, le 25 janvier 2000
- Au Théâtre des Bernardines à Marseille, du 23 novembre au 4 décembre 1999

Mariage

Crée en 1998

Mariage

Crée en 1998

De Witold Gombrowicz
Mise en scène et scénographie : Hubert Colas

Avec : Virgile Coignard, Sophie Delage, Anne-Claude Goustiaux, Angela Konrad, Pierre Laneyrie, Marie-Paule Laval, Boris Lemant, Franck Manzoni, Peggy Peneau, Thierry Raynaud.
Et la collaboration artistique d’Alain Gautré, travail autour du clown et du bouffon (en amont des répétitions).
Lumières : Pascale Bongiovanni - Hubert Colas
Composition musicale : Jean-Marc Montera
Costumes : Cidalia Da Costa assistée de Jak Ward
Régie générale : Gilles Marechal
Construction décor : L’Atelier
Construction accessoires : Sylvain Georget

Production : Diphtong Cie.
En coproduction avec le Théâtre du Merlan - scène nationale de Marseille ; le Théâtre La Passerelle - Scène Nationale des Alpes du Sud, Gap ; Le Théâtre - scène nationale de Mâcon.
Avec le soutien de l’ADAMI et du GRIM.

- Création au Théâtre de la Passerelle - Scène nationale des Alpes du Sud, Gap, les 6 et 7 mars 1998.

Crédits photos : @Bellamy


« Messe Solennelle
Tragique et rieuse sur la cruauté de la jeunesse, Mariage est une pièce en forme de rêve étrange d’un jeune homme, Henri, tout à la fois soldat et prince héritier d’un trône imaginaire. Le jeune homme invente sa vie et ses croyances au fur et à mesure que son propre langage s’invente des mots, des situations qu’il décide de suivre ou de croire et qui l’entraînent dans des énergies contraires, ensorcelantes.
L’écriture de Witold Gombrowicz s’entend comme une danse macabre et bouffonne de l’existence du monde. Dieu, le pouvoir, la mort, se transforment au grés des rencontres et des désirs d’Henri. C’est l’errance d’un jeune homme voire d’une génération qu’il faut entendre au travers de sa vie : l’absence d’avenir, d’idéologie, de croyance fait naître en lui le désir de « devenir son propre Dieu ». Imposant sa vision du monde aux êtres qui l’entourent et fort du pouvoir divin qu’il s’est conféré, Henri laissera surgir en lui les figures les plus tragiques du totalitarisme. »
Hubert Colas

« On ressort joyeux d’avoir vu un théâtre qui prend des libertés, mêle la fougue adolescente à la facétie, travaille, jusque dans la diction et le geste, sur des registres différents. La distribution, toute disparate, réjouit de la même façon... Ainsi réunis, ils font un théâtre qui ne craint pas de se désaxer pour mieux se placer et donner corps au texte. »
Marie-Christine Vernay, Libération, mars 1998

Mariage a été présenté :

- Au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, du 14 au 30 mai 1999.
- Au Théâtre de Draguignan, le 18 mars 1999.
- Au Théâtre Garonne à Toulouse, du 21 au 30 octobre 1998.
- Au Théâtre de la Place à Liège, le 10 octobre 1998, dans le cadre des Rencontres d’Octobre, festival international des arts de la scène de Liège.
- Au Moulin du Roc, scène nationale de Niort, le 7 octobre 1998.
- Au Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille, du 5 au 15 mai 1998.
- Au Théâtre, scène nationale de Mâcon, le 17 mars 1998.
- Au Théâtre de Cavaillon, scène nationale, les 12 et 13 mars 1998.
- Au Théâtre de la Passerelle - Scène nationale des Alpes du Sud, à Gap, les 6 et 7 mars 1998.

Traces ou Semence(s) au Père

Créé en 1997

Traces ou Semence(s) au Père

Créé en 1997

De Hubert Colas

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Anne-Claude Goustiaux, Angela Konrad, Haïm Menahem, Thierry Raynaud
Lumières : Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
Musique : Gavin Bryars "Jesus’ Blood never Failed Me Yet"
Collaboration musicale / chant : Fanny Amar

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille ; Le Théâtre - scène nationale de Mâcon.

Traces est publié chez Actes Sud-Papiers, précédé de La Croix des oiseaux.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille, du 8 au 18 janvier 1997.


Quel est le boniment premier où fondit son âme.
Les premiers pas dans un monde - mensonge où le corps lui-même tremblait de ne pas se reconnaître.
Pour premier repère il suait de toutes les ignorances de son éducation. Il était autre et rien ni personne, nulle écriture dans sa vie n’avait posé ses yeux sur ce précepte.
Le corps, son corps était le guide de toute chose (corps était pour lui le socle même de la vie, le lieu même de toutes les rencontres, l’enveloppe charnelle des sens du monde et de sa toute nature, l’hypocentre de l’âme).
Ses yeux étaient sueur d’une transparence légère avec déjà ride de naissance ne s’effaçant et le tout d’une joie mêlée, se lisaient les pleurs du monde, dans ces yeux-là.
La tristesse enveloppait ses pas mais le feu brûla ses larmes.
Alors cette infaillible joie qui se lisait en lui malgré sa stupeur du monde lorsqu’il rencontra la jeune femme ayant l’air d’une vieille femme.
Elle, en demeure de Dieu et de la toute croyance en l’au-delà du monde vivant. « La vie c’est pour après la vie. C’est ça oui c’est pour après » dit-elle.
Le songe ici peut-être prendra-t-il le pas sur la réalité de ces deux-là, le jeune aux airs de jeune, la jeune aux airs de vieille. Le poids du monde sur ces deux êtres dominés par leur foi en Dieu.
Hubert Colas

« Macha et le Curé
Eglise
MACHA

Ne m’en voulez pas ne m’en voulez pas 
Mes paroles sont celles de la saoule des rues Je suis la femme viande, sac à chair 
La poursuiveuse génisse en mal d’être abattue Je suis une nuit d’hiver à mourir devant l’église Ne m’en voulez pas
 Je me suis allongée et j’ai attendu
j’ai attendu le miracle 
Mes nuits sont les ombres de vos pas le jour 
je pense souvent à l’origine du malheur 
et quand je me vois je vois que je n’ai pas d’origine que ma terre m’est encore inconnue
 Mon malheur est là naissant renaissant sans cesse écoutant le vôtre J’aimerais m’égarer avec vous de mon malheur
 écarter un peu le lit de sa source
 Mon ami comme j’aimerais vous appeler mon ami
 Vous devriez me regarder là maintenant. Regardez-moi curé 
me regarder m’espérer me joindre
CURE
Taisez-vous »
Hubert Colas, extrait de Traces ou Semence(s) au Père

PRESSE

« Quatre esprits travaillés au plus profond de leur chair avancent sans but, marchent sans conviction, se parlent sans espoir d’échange, toute une humanité qui serait désespérante s’il n’y avait la prose habitée et inspirée d’Hubert Colas, amplifiée ici par de superbes effets lumineux et l’apport vocal de Gavin Bryars chantant en boucle Jesus’ blood never failed me yet. »
Patrick Merle, Le Méridional, janvier 1997

PRESSE « Le texte de Colas a aussi cela de beau qu’il puise dans une mémoire collective que chacun peut entendre. Il y a du Bataille et du Bernanos dans cette quête humaine sous emprise spirituelle. Et comme d’habitude, Hubert Colas - scénographe excelle à créer un univers visuel : décor boisé, dénué de tout artifice, excepté celui de lumières distillées au millimètre. »
Letizia Dannery, La Marseillaise, janvier 1997

Traces ou Semence(s) au Père a été présenté :

- Au Théâtre National de Nice - CDN, le 4 juin 1997
- À La Passerelle - théâtre missionné à Gap, le 28 février 1997
- Au Théâtre Antoine Vitez à Aix-en-Provence, les 4 et 5 février 1997
- À la Maison du Théâtre et de la Danse à Epinay sur Seine, le 31 janvier 1997
- Au Théâtre - scène nationale de Mâcon, le 21 janvier 1997
- Au Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille, du 8 au 18 janvier 1997

La Croix des oiseaux

CRÉÉ EN 1996

La Croix des oiseaux

CRÉÉ EN 1996

De Hubert Colas

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Pierre Palmy / Philippe Duclos, Angela Konrad, Sumako Koseki, Béatrice Louvet, Peggy Péneau, Frédéric Pichon, Thierry Raynaud, Laurent de Richemond, Laurent Soffiati
Assistanat mise en scène : Isabelle Pillot
Lumières : Yann Kersalé - Pascale Bongiovanni
Costumes : Emmanuelle Pertus
Son : Olivier Renouf
Musiques : Hector Zazou, « Chansons des mers froides » : Annuka Suaren Neito
Vidéo : Didier Ben Loulou, Sophie Bernard
Travail corporel / buto : Sumako Koseki
Entrainement vocal / chant : Nicole Juy
Construction décor : L’atelier Artefact

Production : Diphtong Cie
Co-production : Théâtre du Merlan – scène nationale à Marseille ; La Passerelle - théâtre missionné, Gap.
Avec le soutien de : ADAMI ; Fondation Beaumarchais ; Festival d’Avignon ; Ministère de la Culture / Direction du Théâtre et des Spectacles / Bureau des Ecritures ; Conseil Régional Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Pièce écrite en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon.
La Croix des Oiseaux est publié chez Actes Sud-Papiers, suivi de Traces.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé au Théâtre du Merlan – scène nationale à Marseille, du 24 avril au 4 mai 1996.


La Croix des oiseaux, comédie tragique et satirique, réunit les hypothétiques figures de la mythologie grecque sur quatre journées. L’action évolue selon les dents de scie universelles du destin : bonheur fou, drame, descente aux Enfers, renaissance, espoir, et rendez-vous déjoués. Imaginez l’histoire d’un Orphée et d’une Eurydice d’aujourd’hui, une histoire qui nous ferait entendre le monde traversant le mythe.

“À la fois, marchent ici les témoins de la nuit.
À la fois ombres, fantômes peut-être anges ou démons.
À la fois, nombre de petits marchands et autres démarcheurs monnayeurs et calibreurs de nos destinées sont là, ils ordonnent les règles et vendent le bon déroulement du monde,
ils sont les nouveaux Dieux.
À la fois marchent ici, juchés sur les toits de la ville deux êtres nés d’amour.
Il y a cri de jouir, cri de l’exalté, chant du délice d’être en amour.
Et puis tombe, bien sûr, la destinée des nouveaux marchands, descendant de leur monde, ils viennent là répandre leur venin et mordre la belle. Alors la mort et sa plainte nocturne crient dans le corps de l’aimé.
Descente aux enfers, place est faite au supplice, au marchandage des corps.”
Hubert Colas

“PAN
Moi je crois que tu t’es perdu par ici et que tu ferais bien d’accélérer ton départ
Ici je suis responsable de l’intimidation et je ne voudrais pas avoir à m’en serviraient Et puis ne pas être obligé de te demander comment tu te nourris
Parce que les choses que tu cherches ne doivent pas payer cher
et tu dois te trouver bien peu de clients pour tes affaires
et peu de patrons pour t’embaucher
Va roucouler ailleurs je t’ai vu avec cette fille et je ne suis pas sûr que cela fasse plaisir à toutes les bourses
Tu m’entends tu as quand même une tête qui entends-tu
Alors tu vas toi et ta secte ailleurs
Notre chemin de rencontre était provisoire
Et si j’ai laissé quelques mottes de terre sur cet aimable sol
Ce n’est pas pour que des gens comme toi viennent ici
Et poussent comme de l’herbe”
Hubert Colas, extrait de La Croix des oiseaux

« Hubert Colas avec La Croix des oiseaux, nous offre sans doute l’un de ses meilleurs textes. Il ne cherche pas à nous imposer notre vision de son Enfer ou de son Paradis, mais nous invite plus trivialement à penser que nous sommes les fils de l’un et de l’autre. »
Michel Dray, Al Dante, mai 1996

La Croix des Oiseaux a été présenté :

- Au Festival d’Avignon, du 29 juillet au 3 août 1996.
- À La Passerelle - théâtre missioné de Gap, le 14 mai 1996.
- Au Théâtre de Cavaillon - scène nationale, les 9 et 10 mai 1996.
- Au Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille, du 24 avril au 4 mai 1996.

La Brûlure

Crée en 1995

La Brûlure

Crée en 1995

De Hubert Colas
Mise en scène et scénographie : Hubert Colas

Avec : Omar Bekhaled, Juliette Bineau, Christine Brotons, Valérie Habermann, David Humeau, Angela Konrad, Maria Montès, Peggy Péneau, Frédérick Poinceau, Thierry Raynaud, Alain Rigout
Assistanat mise en scène : Isabelle Pillot
Lumières : Yann Kersalé
Composition et chant : Alain Rigot
Réalisation de décor : Pierre Mathiaut
Régie générale : Bruno Chevaillier

Coproduction : Diphtong Cie ; Théâtre du Merlan - scène nationale de Marseille ; Thé’V de Vesoul - théâtre missionné.
Coréalisation : Théâtre de Cavaillon - scène nationale de Cavaillon

La Brûlure est une commande de la Maison du Geste et de l’Image.
Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers.

- Création au Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille, du 1er au 11 février 1995.

Crédits photos : @Bellamy


Au début il y a La Jeune Femme et c’est la seule qui croit vraiment à cette histoire. C’est par Elle que tout commence. Elle certifie avoir vu un homme emmener un enfant au bout de l’allée, le battre, le violer et le manger. Dans le quartier c’est l’émoi. Crime véritable ou imagination ? On ne sait pas. Peu importe la vérité. Mais il faut qu’il y ait un crime pour le payer. Il faut un coupable, afin que la communauté puisse se laver de l’horreur qu’elle a elle-même suscitée.

« Un petit corps peut-être même coupé en morceaux qui sait

Dispersé dans une multitude de sacs plastiques

Enfouis dans toutes les poubelles de notre cité
L’un des nôtres celui que nous ne reverrons plus

Pourrit dans cette merde et s’unit à jamais à Dieu.

Alors pour calmer cette infamie et pourfendre le mauvais sort qui pourrait continuer
de s’abattre sur nous et nous laisser seuls sans justice

Et malgré la honte qui me décompose
Je dévoile aux yeux de notre cité
Ce coupeur de têtes

Cet oiseau de malheur

Qui est venu déposer ses fientes sur l’innocente vie

Je montre du doigt l’ordure d’homme que la justice ne croit pas bon de pendre
Je l’ai vu lui la main dans l’enfant, je l’ai vu porter la honte de son âme dans
le corps de l’enfant

C’est lui si notre courage n’est pas assez grand qui nous fera tous disparaître à nous-mêmes

Moi je ne veux pas être celle qui creuse sa propre tombe

Celle qui attend au bout du chemin celui qu’on laissera vivre pour tuer nos vies »
Hubert Colas, extrait de La Brûlure

« Ce texte met en jeu les zones troubles que brasse un fait divers. Dans une langue puissante, charnelle, lyrique et violente, la pièce bascule dans la tragédie avec ce sacrifice humain. La dernière réplique du texte s’adresse au ciel comme pour demander des comptes de tant de barbarie et du pourquoi de la violence du monde d’aujourd’hui. »
Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges, novembre 2006

La Brûlure a été présenté :

- Au Point Ephémère à Paris, le 25 novembre 2006, lu par les acteurs d’Hamlet, alors en exploitation au Théâtre National de Chaillot.
- Au Théâtre de Cavaillon - scène nationale, les 23 et 24 février 1995.
- Au ThéV’ Vesoul , le 21 février1995
- Au Théâtre du Merlan - scène nationale à Marseille, du 1er au 11 février 1995.

Visages

Créé en 1994

Visages

Créé en 1994

De Hubert Colas

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Juliette Bineau, Omar Bekhaled, Valère Habermann, Olivier Mansard, Frédéric Poinceau, Thierry Raynaud, Valéry Volf
Lumières : Yann Kersalé
Costumes : Georges Laaland
Musique : Madredeus

Production : Diphtong Cie ; Théâtre de Cavaillon - scène nationale ; Théâtre National de Marseille - La Criée.
Coréalisation : Théâtre Marcel Pagnol de Fos sur Mer.
Avec le soutien de l’Espace Planoise de Besançon ; du Théâtre du Merlan - scène nationale de Marseille ; de l’ADAMI.

Commande du Centre National des Ecritures du Spectacle, La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon.

Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Créé à La Criée - Théâtre National de Marseille, du 20 janvier au 3 février 1994.


Trois jeunes adolescents dont une fille. Un arabe, une française et un qui n’est pas d’ici. Ils s’appellent Ouissame, Isolée, You. Trois grands, une jeune femme étrangère, un ange et un... Ils s’appellent Iona, l’Ange, l’Arbitre. Un jeune fils de l’Ange, mais rien ne lui a été dit. Son âge si proche de l’âge de son père. Mais rien ne lui a été dit. Il s’appelle Météor.
La ville ingrate, ouvre son ombre au milieu des grands ensembles. Là, où la terre de nos cités tremble devant l’indifférence des hommes qui foulent son coeur. Ici, on peut entendre les premiers cris et les premiers éclats de rire de sa solitude. Solitude d’une jeunesse à l’abandon.
Hubert Colas

« Météor seul.
Apparaît l’Ange son père à quelques pas de lui, Météor ne le voit pas.
MÉTÉOR à lui même.
Cela me serait plus facile de vivre sans toi
T’écouter parler
T’entendre
Combien tu arrives mieux que moi à finir mes phrases
Me jette dans le vide
Je ne te vois jamais venir et tu es toujours dans mes jambes
Quand finiras-tu de me prendre la vie
Je ne supporte plus que tu me parles
Tes mots me dégoutent
Tu viens
Tu me parles là où je ne veux pas t’entendre
A quoi cela te sert-il de m’espionner toujours
Toi tu parles tu dis toujours sur tout
Moi je garde les choses pour moi
Tu vas me dire peut-être
Que je m’enferme encore avec mes blessures
Tu te crois si différent des autres
Ce que tu ne veux pas qui se perçoive de toi
Est là quand même
Ce que tu ne veux pas me dire
Et ce que tu te refuses de vivre
Se dit et se vit
Alors épargne-moi tes sarcasmes
Ce que tu fais de nous
Ce que tu mets entre nous
Est tout simplement abominable
Tu crois qu’ici moi j’ai besoin de quelqu’un
Pour quoi faire
D’être né de personne m’aura au moins servi de leçon
C’est de moi-même que je suis né
Je suis ma propre mère mon propre père
Et j’engendrerai mes fils Moi »
Hubert Colas, extrait de Visages

PRESSE

« Les comédiens (deux filles et cinq garçons) tous excellents tiennent à merveille un équilibre difficile entre le jeu proclamé, affirmé et le naturel qui marque le caractère de chacun. On est pris dans l’étrange et implacable logique d’un monde inventé, passions aux frontières de la vie et de la mort, solitudes qui cherchent en vain à se rapprocher. Le lyrisme de l’angoisse possède cet opéra parlé. »
Jean Boissieu, Le Soir, janvier 1994

Visages a été présenté :

- Au Maillon à Strasbourg, du 12 au 14 décembre 1995.
- À La Coupole à Combs la Ville, les 1er et 2 décembre 1995.
- À La Passerelle - théâtre missionné à Gap, le 28 novembre 1995.
- Au Théâtre de la Cité Internationale à Paris, du 11 mai au 10 juin 1995.
- Au Théâtre de Cavaillon - scène nationale, les 11 et 12 mars 1994.
- Au Théâtre Marcel Pagnol à Fos sur Mer, le 12 février 1994.
- Au Théâtre National de Marseille - La Criée, du 20 janvier au 3 février 1994.

Terre ou l’épopée sauvage de Guénolé et Mattéo

Créé en 1992

Terre ou l’épopée sauvage de Guénolé et Mattéo

Créé en 1992

De Hubert Colas

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec : Sophie Daull, Maria Donata D’urso, Samuel Le Borgne, Olivier Mansard, Ivan Pereira Zapata, Philippe Riera, Valéry Volf, Gérald Weingang et Adam Sandoval (vidéo)
Lumières : Yann Kersalé
Costumes : Régina Martino
Chants dirigés et arrangés par : Olivier Deparis

Coproduction : Diphtong Cie ; le GRAC Est ; Le Moulin du Roc - scène nationale de Niort ; L’Espace Planoise - scène nationale de Besançon ; le Théâtre des Bernardines – Marseille ; le Thé’V Vesoul.
Avec le soutien de l’ADAMI ; la Fondation Beaumarchais ; l’Office de la Culture de Marseille.
Remerciements à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (CIRCA) pour la reprise du spectacle.


Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers.

Crédit photo : Hubert Colas

- Créé au Moulin du Roc - scène nationale à Niort, les 10 et 11 mars 1992.


« Un coup d’état militaire dans un pays imaginaire, un pays du tiers monde.
Les premiers pas d’une démocratie unissaient deux amis d’ethnies différentes, Guénolé et Mattéo. La frayeur s’installa dans le corps de l’un d’eux et le trouble finit par lui saisir le coeur.
C’est alors qu’une main se lève, poussée par la peur, une main bercée, enflée par tant de caresses, se lève et frappe celle-là même qui l’avait tant caressée. Le jour se lève laissant place à la dérive des sentiments du nouveau chef... »
Hubert Colas

« Ce poème Annonce
Du renversement des terres
Devait entraîner la chute des égalités
Entre nos races et nos cultures
Cet appel à la révolte
Comme une vieille traînée dégénérée
Hardie à la baise
Est mort-né de la fiente
Il gît comme un monument
Dispersé Cassé
Morceau du souvenir
De nos doutes futurs
Terreur Viol Usurpation
Arrêtés aux portes de nos villes
Que nos mémoires soient là
Que nos cœurs soient là
Devant la crainte des ténèbres
Ordre est donné
De maintenir le couvre-feu
Pour des raisons de sécurité évidentes
Sans distinction de nos deux ethnies
Matteo qui partageait
Comme une ombre discrète
Le pouvoir avec Guénolé
A été proclamé
Président de l’union
Comme le veut la constitution
Guénolé restera un ami
Qui s’est trompé
Dans le déroulement des opérations
Révolutionnaires de notre nation
Que la menace retourne paver les enfers
Fin de citation »
Hubert Colas, extrait de Terre

PRESSE

« Parce que cette épopée mythique est une ouverture pour l’avenir.(...)
Parce qu’il y a déjà des noms à retenir : Philippe Riera (Guenolé), Sophie Daull (Mélocotone), Samuel Le Borgne (Equivoco), Olivier Mansard (Sidéré).
Parce que la pièce est le premier manifeste « écologique » intelligent proposé au théâtre et change des regards souvent lénifiants du cinéma.
Parce que le travail d’Olivier Deparis sur les chants polyphoniques corses est superbement rendu sur le plateau par les surprenants comédiens - chanteurs. (…)
Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, nous persistons dans l’idée que Hubert Colas est entré dans l’Histoire de l’écriture dramaturgique contemporaine.
Terre est grâce, Terre a porté ses fruits. La moisson peut commencer. »
Patrick Merle, Le Méridional, juin 1992

Terre a été présenté :

- Au Centre Léonard de Vinci de Feyzin, le 11 avril 1993
- À la Maison de la Culture – scène nationale de Bourges, le 31 mars 1993
- Au Théâtre de la Cité internationale, du 4 au 28 mars 1993
- À Saonora scène nationale de Mâcon, le 18 février 1993
- Au Théâtre des Feuillants de Dijon, le 9 février 1993
- À la Maison des Allobroges de Cluses, le 5 février 1993
- À LARC scène nationale du Creusot, le 19 janvier 1993
- Au Cratère Théâtre d’Alès, le 15 janvier 1993
- Au Théâtre Bel Image - CRAC de Valence, le 12 janvier 1993
- Au Théâtre des Bernardines à Marseille, du 10 au 12 juin 1992
- Au Moulin du Roc - scène nationale à Niort, les 10 et 11 mars 1992

Nomades

Créé en 1990

Nomades

Créé en 1990

De Hubert Colas

Mise en scène et scénographie : Hubert Colas
Avec, à la création : Olivier Deparis, Magali Magne, Olivier Mansard, Samuel Le Borgne, Jean-Louis Loca
À la reprise : Jean-Louis Coulloc’h, Sophie Daull, Olivier Deparis, Samuel Le Borgne, Olivier Mansard
Lumières : Yann Kersalé
Musique : Jean-Marc Kremer et Jean-Marc Zelwer
Costumes : Martine Durville

Coproduction : Diphtong Cie ; Théâtre des Bernardines, Marseille ; Le Moulin du Roc - centre d’action culturelle, Niort ; L’Hippodrome - centre d’action culturelle, Douai ; Thé’V Vesoul.

Le texte est publié chez Actes Sud - Papiers.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Création à Marseille sur le toit terrasse de la Cité Radieuse (Le Corbusier) en 1990.


La veille de son mariage, une femme jeune et belle en mal d’amour rebondit comme balle de ping-pong entre les regards d’hommes esseulés. Dans la ville blanche, dans la cité aux contours blessants, ces jeunes gens vivent où leurs pieds leur disent de marcher, isolés dans un perpétuel état de siège. Ils rêvent d’amour fou, mais dans la moiteur de la nuit, l’amour leur coule entre les doigts, n’y laissant que des taches honteuses.

« Au milieu il y a la ville. Une ville Blanche. Au milieu de la ville, il y eut. Rodha, Esteban, Ben, Eustachon, Saul. En eux, il y a leur façon de marcher. Et leur façon de marcher, c’est un pas dans le vide. Il y a leur façon de lutter, c’est de ne jamais laisser voir qu’ils transpirent. Il y a leur façon d’aimer. Et leur façon d’aimer. C’est leur façon de marcher. C’est leur façon de lutter. Et au milieu, il y a la ville. »
Hubert Colas

PRESSE

« Mais l’événement de ce week-end strasbourgeois, récompensé par un prix de la scénographie est le Nomades d’Hubert Colas et des Marseillais de la Diphtong Cie. Un mur en béton tout au fond du plateau. Trois garçons (Olivier Deparis, Samuel Leborgne et Olivier Mansard), une fille (Sophie Daull, formidable). Un texte ambitieux, pas toujours à l’abri de la complaisance, mais qui explore les styles et les niveaux de langue. Univers : la banlieue, côté cités, défonce... et histoires d’amour. Le tout, dos à un mur qui avance tout seul, se scinde en blocs, accule les comédiens, les coince, les relâche. Un mur qui, moment magique, danse un pas de trois avec la fille et l’un des garçons. »
René Solis, Libération, 15 & 16 juin 1991

Nomades a été présenté :

- À l’Hippodrome, scène nationale de Douai, les 28 et 29 novembre 1991
- Au festival Turbulence à Strasbourg, juin 1991, Prix de la scénographie.
- Au Moulin du Roc – centre d’action culturelle, Niort (re-création).
- À Marseille sur le toit terrasse de la Cité Radieuse Le Corbusier, en 1990.

Temporairement épuisé

Créé en 1988

Temporairement épuisé

Créé en 1988

De Hubert Colas

Mise en scène : Hubert Colas
Avec : Hélène Alexandridis, Nathalie Bensard, Eric Doye, Françoise Granscolin, Olivier Mansard, Jacques Mazeran, Jacques Vincey
Scénographie : Grégoire Martin-Bled et Hubert Colas
Lumières : Yann Kersalé
Costumes : Grégoire Martin-Bled et Gérard Castaldi

Production : Diphtong Cie
Coproduction : Théâtre de la Bastille, Paris ; Théâtre des Bernardines, Marseille.

Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers.

Crédit photo : Hervé Bellamy

- Création au Théâtre de la Bastille à Paris, du 14 septembre au 15 octobre 1988.


« Une génération de la fin des années 80, les vingt, vingt-cinq ans, une sortie définitive de l’enfance. La recherche du premier grand choix amoureux... L’autre à aimer. Celui ou celle dans lequel ils pourront oublier qu’ils ne sont plus des enfants. Naissances d’adultes écorchés vifs. Dans ce rouage infernal, l’important n’est plus d’aimer mais de se rassurer sur l’amour de l’autre, même si on ne s’aime plus. Fin de jeunesse à la dérive qui ne croit plus en rien. Temporairement épuisé. »
Hubert Colas

« JULIETTE.
Avec lui j’ai toujours eu une sensation curieuse
La sensation qu’on a lorsqu’on vient de quitter un amant
Comme un sentiment de faute comme si
Comme si je venais de faire une faute
Une espèce de culpabilité déplacée entre lui et moi
Avec lui j’ai toujours eu cette sensation
Tu te souviens je te l’ai déjà dit souvent
Avec lui j’ai cette sensation
La sensation d’avoir quitté un amant pour le rejoindre
Toi étant l’amant
Lui le mari
Alors qu’il n’y a rien entre lui et moi

ROMAIN.
Crois-tu que vous puissiez avoir envie de vous embrasser

JULIETTE.
Je ne sais pas
Je n’y ai jamais vraiment pensé
Mais lui
Qu’est-ce qu’il t’a dit lui

ROMAIN.
Lui
Il m’a dit
Que lui
Ne t’aimait pas Toi
Il m’a dit ça

JULIETTE.
Ah oui
Il t’a dit ça
Ce poids mort ambulant »

Hubert Colas, extrait de Temporairement épuisé

PRESSE

« Il s’agit d’un texte monté « cut », en rafales, sur le malheur d’être jeune, ici et maintenant. C’est une sorte de marivaudage post-punk, avec des éclats romantiques vite brisés et quelques rutilantes pépites de cynisme bien tempéré. La facture est ingénieuse, dans le côté « Attention travaux » (le plateau se crevasse, on grimpe sur des passerelles, on en saute souplement, on se montre à mi-corps, le regard tourné vers le public pris à témoin). La vidéo intégrée a une fonction humoristique. C’est joliment branché, insolent en surface et tendre, au fond, car ça parle de la quête des origines dans le désert de l’amour. »
Jean-Pierre Léonardini, L’Humanité, septembre 1988

Temporairement épuisé a été présenté :

- Au Théâtre des Bernardines à Marseille, du 26 au 29 octobre 1988.
- Au Théâtre de la Bastille à Paris, du 14 septembre au 15 octobre 1988.

Diphtong Cie - Hubert Colas - 3, impasse Montévidéo 13006 Marseille - Tél : 04 91 04 68 41 - info@diphtong.comcrédits